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Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, a effectué une visite de travail de deux jours en Turquie.
À son arrivée à Ankara, le Vice-Premier ministre Jean Asselborn s’est rendu au Mausolée Atatürk où il a déposé, au nom du gouvernement luxembourgeois, une gerbe de fleurs au pied du monument dédié au fondateur de la République de Turquie.
Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a été ensuite reçu en audience par le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, avec lequel il a pu s’entretenir longuement au sujet des grands dossiers de l’actualité européenne et régionale. Recep Tayyip Erdogan et Jean Asselborn ont également fait le tour des relations bilatérales qu’ils ont qualifiées d’excellentes. L’accord de soutien mutuel concernant la candidature des deux pays à un siège non-permanent au Conseil de sécurité des Nations unies en est un exemple parmi d’autres.
Concernant les relations économiques, le Premier ministre turc a exprimé le souhait de voir celles-ci s’intensifier encore dans les années à venir. Depuis 2004, les échanges commerciaux entre les deux pays ont plus que doublé pour atteindre le chiffre de 170 millions d’euros en 2007. Jean Asselborn a estimé que la mission économique multisectorielle qu’organisera la Chambre de commerce du Luxembourg du 7 au 11 septembre 2008 en étroite collaboration avec le ministère de l’Économie et du Commerce extérieur, sera l’occasion d’accroître ces échanges.
L’actualité régionale, et notamment la situation à Chypre, a également été abordée. Évoquant la rencontre prévue le 1er juillet 2008 entre Mehmet Ali Talat, dirigeant chypriote turc, et le président chypriote Demetris Christofias, Recep Tayyip Erdogan a estimé que les négociations entraient dans une nouvelle phase de laquelle il espérait des résultats positifs.
La question chypriote figurait également à l’ordre du jour de la rencontre entre Jean Asselborn avec son homologue turc, Ali Babacan. Lors d’une conférence de presse commune à l’issue de son entretien avec Ali Babacan, le ministre luxembourgeois a déclaré: "Il faut que nous saisissions l’opportunité qui s’offre aujourd’hui à nous pour résoudre la question chypriote".
Interrogé sur les conséquences que pourrait avoir le référendum négatif en Irlande sur la perspective d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, Jean Asselborn a estimé que les négociations devaient se poursuivre. Dans ce contexte, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a encouragé le gouvernement turc à continuer sur la voie des réformes.
À la question de savoir s’il pensait que la procédure d’interdiction contre l’AKP, élu au pouvoir avec près de 47 pour cent, était juste, Jean Asselborn a jugé qu’il ne lui revenait pas de s’immiscer dans les affaires intérieures turques. Il s’est dit confiant que la Turquie trouverait une solution à ce problème qui soit conforme aux lignes directrices de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe sur l’interdiction des partis politiques.
Le deuxième jour de sa visite, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a été reçu en audience par Köksal Toptan, président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, auprès duquel il a pu se renseigner sur les activités parlementaires turques. Jean Asselborn a ensuite eu un échange de vues avec le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Murat Mercan, ainsi qu’avec le président de la commission d’harmonisation de l’UE, Yasar Yakis.
La visite de travail de Jean Asselborn en Turquie s’est achevée par une audience chez le Président Abdullah Gül avec lequel il a eu un échange de vues sur l’actualité européenne. Le Président Gül a ainsi assuré le ministre luxembourgeois que la Turquie était décidée de poursuivre le processus de réformes pour satisfaire pleinement aux critères de Copenhague.
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