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Octavie Modert, secrétaire d’État à la Culture, à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, a participé à la réunion informelle des ministres européens de la Culture qui s’est tenue les 21 et 22 juillet à Versailles dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’UE.
Le thème principal proposé par la Présidence concernait la valorisation du patrimoine européen et la promotion de son accès. L’échange de vues s’est concentré sur les moyens concrets permettant de mieux sensibiliser les citoyens européens à l’atout exceptionnel que constitue son patrimoine culturel pour l’Europe. Dans ce contexte, un projet en particulier qui a retenu l’attention des ministres est celui du "label du Patrimoine européen" que l’Union pourrait être amenée à créer.
Les ministres ont généralement salué l’initiative et les potentialités qu’elle comporte en termes de mise en évidence et d’identification avec des lieux qui témoignent de l’histoire et de l’héritage européen. Comme la souligné la secrétaire d’État, il convient que l'initiative comporte une réelle valeur ajoutée européenne, une action pédagogique en direction des jeunes; par ailleurs la mise en réseau en constituera la force. Ce qui doit donc constituer le surplus de la création d’un tel label, c’est que "dans une approche holistique, il devra permettre de faire prendre conscience aux Européens qu’ils font partie d’un tout"; pour cela, il faut adopter "une logique européenne de coopération, notamment avec les itinéraires culturels du Conseil de l’Europe dont l’expérience méthodologique cumulée sur vingt années est irremplaçable". En effet, comme l’a fait remarquer Octavie Modert – qui s'est félicitée que cette idée qui au début était un projet intergouvernemental soit désormais appelée à acquérir une dimension communautaire – le label ne saurait s’imposer que si l’on évite des dédoublements non seulement administratifs, mais aussi au niveau d’autres actions et distinctions dans le domaine du patrimoine et de l’héritage culturel. Plus les projets auront une connotation transfrontalière voire transnationale, mieux l'esprit européen sera vivant. En guise d'exemple, le Luxembourg a proposé de travailler autour de la symbolique des pères fondateurs de l'Europe. Ainsi Robert Schuman est né et a été élevé au Luxembourg pendant les 19 premières années de sa vie en parlant les langues usuelles, il a ensuite vécu en Lorraine et a œuvré en faveur de l'Europe en sa qualité de ministre des Affaires étrangères de la France. Sa vie caractérise ce qui constitue le noyau de l'idée européenne.
Le volet Culture de la réunion informelle s’est terminé avec le lancement d’une réflexion sur l’amélioration de la prévention du trafic illicite des biens culturels au niveau européen, dossier qui souffre en effet notamment d’une absence d’harmonisation des législations alors que – selon certaines estimations et du fait de moyens de transport et de communication de plus en plus efficaces et accessibles – le marché illicite de l’art atteint des dimensions presque aussi importantes que le trafic illicite de stupéfiants ou d’armes.
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