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En date du 16 septembre 2008, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a assisté à la Maison de l’Europe à la présentation du livre de Sir Julian Priestley, ancien secrétaire général du Parlement européen.
Le livre, intitulé "Six battles that shaped Europe’s Parliament", est préfacé par le Premier ministre luxembourgeois.
Julian Priestley y retrace l’essor du Parlement européen, qu’il a servi pendant plus de 30 ans, à travers six batailles, dont la première fut celle du budget européen, a expliqué Jean-Claude Juncker. Approuvant cette approche, le Premier ministre a rappelé que le Parlement européen avait progressivement réussi à augmenter son influence budgétaire. "Qui connaît le budget de l’Europe, connaît l’Europe", a-t-il estimé, et de continuer que le Parlement européen était venu à maturité à travers les méandres budgétaires.
Citant les exemples des directives REACH ou Bolkestein, Jean-Claude Juncker a indiqué que le livre illustrait comment le Parlement européen est devenu, à partir de la prise de pouvoir budgétaire, une chambre de déblocage.
Une autre bataille décrite par l’auteur est celle de la présence du Parlement européen aux séances du Conseil européen. "Le fait d’être invité aux réunions du Conseil européen fut une belle entrée institutionnelle pour le Parlement", a souligné Jean-Claude Juncker.
Revenant à l’auteur de l’ouvrage, le Premier ministre a estimé qu’il n’y avait pas de meilleur narrateur et commentateur de l’histoire du Parlement européen que Sir Julian. "Britannique continental", "Européen avant d’être Britannique", Julian Priestley sous-estime dans son livre le rôle qui fut le sien, a loué Jean-Claude Juncker. "Son rôle d’influence, d’orientation et de pilotage fut grand. C’est un grand livre, une œuvre qui fera date", a-t-il conclu.
Dans son discours, Julian Priestley a évoqué les relations du Luxembourg avec le Parlement européen. "Le Luxembourg y a joué un rôle plus grand que le nombre de députés ne l’aurait indiqué. C’est la preuve que tous les pays y peuvent jouer un rôle essentiel", a-t-il souligné.
Pour l’ancien secrétaire général du Parlement, une 7e bataille n’est pas mentionnée dans son ouvrage. Il s’agit de la bataille pour l’opinion publique. Selon Julian Priestley, "le Parlement européen est le garant pour l’opinion publique afin que leurs préoccupations soient prises en compte".
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