Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Informations et Actualités du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg
x x Recherche
x xx Recherche avancée x x
  Home | Nouveautés | Newsletter | Liens | Vos réactions | Contact Aide | Index | A propos du site
      ImprimerEnvoyer à

> home > Salle de presse > Articles d'actualité > Octobre 2008 > Participation de Nicolas Schmit à la table ronde "Europe: histoire(s) de(s) crises"

Article d'actualité
Participation de Nicolas Schmit à la table ronde "Europe: histoire(s) de(s) crises"
22-10-2008

Vers le niveau supérieur
Dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, le Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe (CVCE) et la Maison de l’Europe de Paris ont organisé une table ronde intitulée "Europe: histoire(s) de(s) crises" le 22 octobre 2008 dans la capitale française.

Catherine Lalumière, Nicolas Schmit et Georges BerthoinAutour de cette table ronde, témoins privilégiés, hommes politiques, historiens et journalistes se sont penchés sur la question des crises dans l’histoire européenne à travers des exemples des cinquante dernières années. Comment ces crises ont-elles été perçues à l’époque? Comment ont-elles été abordées et finalement résolues? Ont-elles laissé des traces? Sont-elles au contraire à l’origine d’une dynamique nouvelle et de succès ultérieurs? Les crises européennes ne font-elles finalement pas partie d’un héritage affectif commun qui relie les membres de l’Union européenne, à l’instar de toute communauté humaine?

Aux côtés du ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration, Nicolas Schmit, Catherine Lalumière, présidente de la Maison de l’Europe de Paris, Georges Berthoin, ancien chef de cabinet de Jean Monnet et ancien représentant des Communautés européennes à Londres, Sylvie Goulard, présidente du Mouvement européen-France, Hervé Bribosia, responsable scientifique du CVCE, Paul Collowald, ancien journaliste et porte-parole à la Commission européenne, et Sylvain Schirmann, directeur de l'Institut d'études politiques de Strasbourg, ont tenté de répondre à ces questions lors d’un débat modéré par Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes à Radio-France, Bruxelles.

La discussion fut précédée d’une présentation par Marianne Backes, directrice du CVCE, du nouveau dossier spécial "Témoignages français sur la construction européenne" publié dans la bibliothèque numérique European NAvigator (www.ena.lu). Des extraits d’interviews projetés sur grand écran depuis ENA ont introduit chacune des grandes parties de la discussion, à commencer par la crise actuelle déclenchée suite au rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais lors du référendum de juin 2008. Pour les intervenants, la cause de cette crise serait à chercher dans une certaine méfiance des citoyens envers la politique européenne. Pour Catherine Lalumière, "une des causes du malaise exprimé dans les référendums et ressenti tous les jours, c’est que les gens ont perdu le sens du projet de la construction européenne. Ils sont dans le brouillard… Il y a un sentiment de vague, de flou qui suscite le malaise, l’angoisse et les critiques à l’égard de cette Europe qui devrait rassurer et qui au contraire inquiète".

Les participants ont ensuite comparé la crise actuelle aux crises passées pour en dégager les similitudes et les différences et essayer d’en tirer des enseignements pour le présent. Même si chaque crise se présente tout à fait différemment selon le ministre Schmit, "l’histoire est un bagage qu’il faut avoir, qu’il faut utiliser, mais en même temps il faut réinventer à chaque fois l’avenir. […] Les crises ont généré une réalisation formidable (…) au-delà des espérances de ceux qui ont lancé l’idée".

À la lumière de l'analyse des crises du présent et du passé, les intervenants ont tenté de répondre à une série de questions sur l'avenir de l'Union. Comment rapprocher l'Union de ses citoyens? Comment apporter une solution structurelle au délicat problème de la ratification des traités? Quelles autres crises pourraient à nouveau surgir? Comment les gérer et les prévenir? Comment relancer la dynamique de la construction européenne après une crise?

À l’analyse, il semble que les États européens ne puissent trouver le moyen de sortir des impasses que dans l’union et lorsqu’ils parlent d’une même voix, pour finalement s’en retrouver renforcés. "En l’absence d’une attente d’une Europe de la part des citoyens, il est clair que la seule pression que comprennent et que subissent de façon efficace aujourd’hui les gouvernements, c’est celle de l’urgence incontournable qui les amène à se serrer les coudes. On en voit un exemple éclatant depuis une quinzaine de jours. Donc peut-être que la conclusion c’est: Vivent les crises!", a conclu Quentin Dickinson.


 Pour en savoir plus ... Pour en savoir plus ...
   Liens externes
  * Ministère des Affaires étrangères et de l'Immigration
  * Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe

Haut de page

Copyright © Service Information et Presse   Aspects légaux | Contact