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En date du 1er décembre 2008, François Biltgen, ministre de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Octavie Modert, secrétaire d’État à la Culture, à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, ont présenté les conclusions du Conseil de l’ESA (Agence spatiale européenne) qui s’est tenu les 25 et 26 novembre 2008 à La Haye.
À La Haye, les ministres chargés des affaires spatiales des 18 États membres de l'agence ont défini de nouvelles activités et décidé la continuation des activités en cours.
Lors de la conférence de presse, Octavie Modert a présenté les activités de l’ESA, dont le Luxembourg est membre à part entière depuis 2005, en insistant en particulier sur les participations prévues du Luxembourg aux activités futures de l’agence, ainsi que sur le Plan d’action national en matière de sciences et technologies spatiales récemment adopté par le gouvernement.
"À travers l’ESA, l’Union européenne a pu devenir un acteur important dans le domaine de la recherche spatiale et ainsi développer une politique européenne de l’Espace", a déclaré Octavie Modert. Et de continuer : "La session du Conseil de l'ESA au niveau ministériel s'est déroulée dans un contexte exceptionnellement favorable au secteur spatial européen. L'ESA s'est affirmée comme un acteur mondial de premier plan ainsi qu'un partenaire fiable de la coopération internationale en matière spatiale. Avec le lancement réussi du laboratoire Columbus à destination de la station spatiale internationale (ISS), l’agence est en effet devenue un partenaire à part entière de l'ISS. De plus, l’ESA a élargi le champ d'action de la science spatiale et rétabli la suprématie d'Ariane sur le marché mondial des lancements commerciaux."
La secrétaire d’État à la Recherche a expliqué que les programmes spatiaux nationaux, souvent conçus pour compléter les activités de l'ESA, servaient les intérêts de l'Europe dans son ensemble. En outre, l'UE contribue désormais de façon déterminante, aux côtés de l'ESA et des États membres, à conforter l'Europe dans son statut d’acteur important en matière spatiale, a expliqué Octavie Modert. Ainsi l’UE crée et en cofinance des services publics basés sur le spatial, comme le système mondial de localisation par satellite Galileo, et pilote le programme de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité GMES, en réponse aux besoins des citoyens européens.
En se fondant sur ces acquis, le Conseil de l'ESA réuni au niveau ministériel à La Haye a établi des priorités pour un ensemble de programmes, d’une valeur totale de 10,4 milliards d’euros permettant au secteur spatial de contribuer au rôle croissant de l'Europe sur le plan mondial. Ces activités sont notamment censées renforcer les bénéfices de l'Espace pour la société et l'économie de la connaissance en stimulant l'innovation, la créativité et la croissance ainsi que promouvoir le développement de nouveaux produits et services utiles au quotidien, donnant lieu à des activités visant à la fois des applications spatiales au service des politiques publiques, des entreprises et des citoyens européens.
En 2008, le Luxembourg a contribué à hauteur de 11,1 millions d’euros au budget de l’ESA, ce qui correspond à 0,46% de ce budget. Par rapport à la taille du pays, le Luxembourg est ainsi le plus important bailleur de fonds de l’ESA.
Lors du conseil, le Luxembourg s’est engagé à contribuer 40,4 millions d’euros sur quatre ans à travers des contributions dans des programmes de télécommunications, d’observation de la terre et de développement de la technologie spatiale.
François Biltgen a expliqué pour sa part que le Luxembourg a aussi récemment mis au point un Plan d’action national en matière de sciences et technologies spatiales dont les objectifs sont :
- contribuer à la diversification et à la pérennisation des activités économiques au Luxembourg par une démarche proactive ;
- consolider et mettre en valeur les compétences existantes dans le domaine des médias et des services de communication électronique ;
- contribuer à renforcer la position compétitive des entreprises et des organisations de recherche publique dans le secteur spatial ;
- développer les compétences dans le secteur et amplifier l’intégration des acteurs luxembourgeois dans les réseaux internationaux
Le plan d’action prévoit :
- la participation du Luxembourg à différents programmes de l’ESA ;
- des activités nationales, dont
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- la continuation du programme "LuxLAUNCH ";
- la création d’un programme national géré par l’ESA ;
- des projets de coopérations bilatérales.
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