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Jean-Louis Schiltz, ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, a participé à la conférence internationale de suivi au consensus de Monterrey (2002) sur le financement du développement qui s'est tenue du 29 novembre au 2 décembre 2008 à Doha (Qatar).
Sur arrière-fond de crise internationale financière et économique, les États membres de l'ONU ont confirmé, voire renforcé, à Doha les importants engagements que les États industrialisés avaient pris pour le financement du développment, respectivement que les pays en développement avaient pris en termes de bonne gouvernance, de transparence et de démocratisation, en mars 2002 à Monterrey.
Le document final de la conférence de Doha reprend la structure du consensus de Monterrey:
- mobilisation des ressources nationales, y compris les questions relatives à la base fiscale et à la coopération internationale en matière fiscale,
- investissement privé direct,
- commerce international,
- aide au développement,
- questions systémiques, notamment sur l'architecture internationale de l'aide.
L'Union européenne, le Groupe des 77 (pays en développement) plus la Chine, les États-Unis et le Japon ont été les acteurs les plus actifs dans les négociations qui ont mené au document final de la conférence de Doha.
La délégation luxembourgeoise, dirigée par le ministre Schiltz, a activement participé au travail de coordination des positions européennes que la Présidence française de l'UE a fait valoir et défendues dans les négociations générales. À cet égard, la confirmation des engagements pris par l'UE et ses États membres en 2005 sur l'aide publique au développement (une APD de 0,56% du PNB en 2010 et de 0,70% en 2015), sous Présidence luxembourgeoise, a été un signal fort en direction des pays en développement.
Le résultat positif de la conférence de Doha est d'autant plus important qu'il devrait dissiper les craintes des pays en développement de voir baisser les efforts de la communauté internationale pour le développement en raison des lourdes contraintes que la crise économique et financière impose à tous les États et à toutes les économies. Ce signal donné par la conférence de Doha est essentiel en vue de pouvoir continuer à travailler à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015.
Le document final de Doha prévoit un processus de suivi inclusif, sous forme d'une conférence au plus haut niveau, dont les modalités seront arrêtées au cours du premier trimestre 2009.
En marge des négociations, le Groupe des conseillers des Nations unies sur les secteurs financiers inclusifs, présidé depuis novembre 2007 par le Luxembourg et travaillant pour un accès plus large des plus pauvres aux services financiers dont ils ont besoin, a remis le 29 novembre 2008 ses recommandations à l'attention des gouvernements, des régulateurs, des partenaires du développement et du secteur privé, au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
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