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Le 2 décembre 2008, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration, Nicolas Schmit, a assisté à la troisième session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève lors de laquelle la situation des droits de l’Homme au Luxembourg a été examinée.
Le Conseil des droits de l’Homme, qui a été créé par l’Assemblée générale de l'ONU en 2006, a comme but principal d'aborder des situations de violations de droits de l'Homme et d'émettre des recommandations à leur rencontre.
Dans ce cadre a été instauré le nouveau mécanisme d’examen périodique universel qui permettra d'évaluer les situations de droits de l'Homme dans chacun des 192 États membres de l'ONU. Au cours de sessions spécifiques du Conseil qui ont lieu depuis février 2008, chaque pays fera l'objet d'un examen de trois heures, suite auquel pourront être formulées des recommandations adressées à l’État examiné ou un projet de résolution.
Le 2 décembre 2008, l’examen a porté notamment sur le Luxembourg et le ministre a dressé un tableau complet du bilan du Luxembourg en termes de respect des droits de l'Homme.
Lors du débat, une trentaine de délégations sont intervenues et ont posé une série de questions au ministre Schmit. Les domaines abordés ont porté, entre autres, sur les droits des femmes, dont les efforts en matière d’égalité et leur protection contre les violences, le respect des droits de l’enfant, notamment en cas d’emprisonnement de la mère, les conditions de détention à la prison et plus particulièrement des mineurs, la formation aux droits de l'Homme, l'immigration, l'asile, ou encore sur la ratification en suspens de certaines conventions onusiennes, dont la Convention sur les disparitions forcées, la Convention sur les travailleurs migrants et les protocoles facultatifs des conventions relatives à la lutte contre la torture et aux droits des personnes handicapées.
Le dialogue a montré que le Luxembourg n’est au exempt de toute critique, et que son engagement national et international en faveur de la promotion et la protection des droits de l’Homme est un processus permanent.
Le ministre a rappelé que la crédibilité de l’action internationale en faveur des droits de l’Homme nécessite un engagement constant sur le plan interne de chaque État. À l'aube du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, cet examen périodique universel a rappelé la responsabilité particulière de tous les États y compris du Luxembourg de ne pas relâcher les efforts pour améliorer le respect universel des droits politiques, économiques et sociaux.
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