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Article d'actualité
Lucien Lux commente les résultats de la conférence de Poznan sur les changements climatiques et l’accord trouvé au Conseil européen sur le paquet climat/énergie
15-12-2008

Vers le niveau supérieur
En date du 15 décembre 2008, le ministre de l’Environnement, Lucien Lux, a commenté les résultats de la 14e Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Poznan, 1-12 décembre) ainsi que l’accord trouvé au Conseil européen (11-12 décembre) sur le paquet climat/énergie.

Le ministre de l'Environnement, Lucien Lux, lors de la conférence de presse"Face aux nombreuses difficultés des dernières semaines, dont la crise économique et financière, ainsi que son impact sur les différents secteurs industriels, j’estime que nous venons de passer une semaine heureuse en matière de protection du climat. À Bruxelles et à Poznan, nous avons en effet conclu le meilleur accord possible au niveau de l’UE et de l’ONU", a dit le ministre dans son introduction.

À son avis, les deux réunions ont confirmé le consensus que les émissions de CO2 doivent être réduites pour maintenir l’augmentation du réchauffement climatique inférieure à 2° par rapport à l’ère préindustrielle. À Poznan, il a en outre été réaffirmé que tous les accords internationaux devront être trouvés dans le cadre de l’ONU, dans la suite du protocole de Kyoto, et que l’échange de quotas d’émission restera un instrument important dans le cadre des efforts de réduction des émissions. Par ailleurs, l’accord trouvé au Conseil européen fait de l’UE la première structure à se doter d’un véritable cadre contraignant pour la période après 2012, a signalé Lucien Lux.

Le ministre Lux s’est en outre réjoui du fait que tous les pays, malgré la crise économique, restent attachés à la protection du climat et n’ont pas remis en question la nécessité de réduire les émissions au niveau mondial.

Implications du paquet climat/énergie pour le Luxembourg

Paquet climat/énergie: éléments de base de l'accord

  • Concrétisation des objectifs politiques ambitieux des chefs d'État et de gouvernement de l'UE retenus au printemps 2007
    • engagement indépendant de l'UE de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020 par rapport à 1990 (30% en cas d'accord international à Copenhague fin 2009);
    • atteindre une proportion de 20% de sources d'énergie renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2020;
    • améliorer l'efficacité énergétique de 20% d'ici 2020.
  • Réexamen de la directive "système d'échange de quotas d'émission (EU ETS)
    • secteurs industriels et production d'électricité;
    • réduction au niveau communautaire de 21% par rapport à 2005.
  • Décision partage des efforts entre États membres
    • objectifs nationaux pour les secteurs autres que EU ETS;
    • réduction au niveau UE de 10% par rapport à 2005 (objectifs nationaux variant entre -20% et 20%).

Pour ce qui est de l’objectif de réduction national de 20% en 2020 par rapport à 2005 (année de référence), Lucien Lux a expliqué que les émissions se sont élevées à 13,3 millions de tonnes en 2005 (2,6 millions pour les secteurs ETS (emission trading scheme) concernant les entreprises industrielles et la production d’électricité et 10,7 pour les secteurs non-ETS). L’objectif national à atteindre en 2020 sera donc de 8,55 millions de tonnes (secteurs non-ETS) et l’effort de réduction à accomplir est de 2,15 millions de tonnes.

"L’accord sur le paquet climat/énergie représente une grande chance pour le Luxembourg, que ce soit au niveau des politiques d’efficience énergétique, de promotion des transports publics ou au niveau de l’assainissement des bâtiments. Lors de sa mise en œuvre (2013-2020), et dans la suite du protocole de Kyoto, nous devons tenter de réaliser au moins la moitié de notre objectif de réduction par des mesures nationales", a souligné le ministre de l’Environnement. Pour y arriver, Lucien Lux compte sur les économies d’énergie, une amélioration de la performance énergétique des bâtiments, le transport en commun et la mobilité douce, une réduction des émissions provenant du parc automobile national et l’exportation de carburants.

Non-ETS

Le ministre Lux est ensuite revenu sur les mécanismes flexibles qui permettent aux États membres de compléter leurs efforts en matière de réduction. Alors que les États peuvent actuellement réaliser jusqu’à 100% de leur réduction via ces mécanismes (CDM - Clean Development Mechanism), ce taux ne s’élèvera plus qu’à 3% de leurs émissions de l’année de référence 2005 à partir de 2013, a expliqué le ministre. Sous certaines conditions, les États peuvent utiliser les crédits des projets CDM à hauteur de 4%. Pour le Luxembourg, 3% des émissions de 2005 correspondent à 320.000 tonnes/an.

Dans ce contexte, Lucien Lux a rejeté l’hypothèse que le Luxembourg, dans le cadre de la première phase du protocole de Kyoto, se basait uniquement sur les mécanismes flexibles, et a énuméré toute une série de mesures déjà mises en œuvre. Parmi celles-ci, il y a lieu de citer entre autres les campagnes au sujet des économies d’énergie et l’initiative oekotopten.lu (guide d’achat online des produits les plus écologiques), le renforcement de la structure de conseil en énergie, la priorité absolue pour les transports en commun, les aides financières pour voitures économes en carburant, la promotion de l’électricité verte ou encore la nouvelle législation en matière de performance énergétique des maisons d’habitation. Au total, le Luxembourg a investi 135 millions d’euro pour la protection du climat depuis 2004, alors que les dépenses pour le compte des mécanismes flexibles ne se sont élevées qu’à 81,5 millions, a noté le ministre.

Pour ce qui est des émissions de CO2, Lucien Lux a annoncé avec satisfaction qu’elles ont légèrement diminué au Luxembourg au cours des dernières années, passant de 13,4 millions de tonnes en 2004 à 13,1 en 2007. À ce sujet, le ministre de l’Environnement a salué la tendance généralisée envers les voitures à plus faibles émissions de CO2. En effet, le nombre de voitures nouvellement immatriculées en 2008 et émettant moins de 140 g/km est en hausse par rapport à 2006, tandis que celui des voitures émettant plus de 200 g/km est en baisse.

ETS

Pour ce qui est du secteur des entreprises, l’accord trouvé au Conseil européen prévoit surtout le remplacement des plans nationaux d’allocation par une approche communautaire. Dans ce contexte, l’effort de réduction visé est de 21% en 2020 par rapport à 2005. À partir de 2013, les entreprises sont tenues à réduire annuellement et linéairement leurs émissions de 1,74%.

Résultats de la conférence de Poznan

Outre un accord sur l’application de la feuille de route de Bali, la conférence de Poznan a permis de constater que les États membres de l’Union européenne (responsables de 15% des émissions de CO2) ainsi que les autres pays industrialisés ont une responsabilité en matière de protection du climat vis-à-vis du reste du monde, a noté le ministre. "Nous disposons des moyens financiers, technologiques et humains pour réduire les émissions de CO2 et pour aider les autres pays", a-il conclu.


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