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Article d'actualité
Indura- un projet pilote qui permet d’intégrer durablement les chômeurs sur le marché de l’emploi
08-01-2009

Vers le niveau supérieur
Le 8 janvier 2009, le ministre du Travail et de l’Emploi, François Biltgen, a présenté le nouveau projet-pilote Indura. Elaboré par le ministère du Travail et de l’Emploi et l’Administration de l’emploi (ADEM), le projet vise à réintégrer durablement les chômeurs sur le marché de l’emploi en utilisant le secteur d’intérim comme tremplin vers l’emploi.

A l’origine du projet figure la loi 5611

François Biltgen lors de la présentation du projet-pilote InduraLe projet Indura a été développé dans le cadre de la loi 5611. Cette loi qui préconisait une politique active de l’emploi avait, selon François Biltgen, mis à nu les limites des instruments classiques en faveur de l’emploi. "La loi 5611 a signé la fin de l’illusion que l’ADEM peut être présente à tous les échelons de l’insertion professionnelle", a expliqué François Biltgen en soulignant que l’évolution de la structure du chômage au Luxembourg incitait le ministère du Travail à rechercher des solutions nouvelles. L’accompagnement et le suivi individuels des demandeurs d’emploi étaient, par exemple, des domaines où une collaboration accrue entre l’ADEM et des prestataires de service s’imposait.

Indura associe les autorités publiques (le ministère du Travail et de l’Emploi, l’ADEM) et les entreprises du secteur intérimaire. Les entreprises d’Intérim ont pour mission d’accompagner et de suivre des demandeurs d’emploi avec l’objectif de les intégrer durablement sur le marché de l’emploi. Le ministre a rappelé à ce sujet que le Comité de coordination tripartite du 28 avril 2006 avait retenu que « les partenaires sociaux acceptent la proposition du Gouvernement (…) de rechercher un partenariat avec les entreprises de travail intérimaire individuelles en vue de la prise en charge d’un groupe de chômeurs difficile à placer". La base légale pour une telle prise en charge des frais qui résultent d’une telle coopération a été créée par la loi tripartite du 22 décembre 2006 par l’insertion d’un nouveau point dans la législation sur le fonds pour l’emploi.

L’intérêt qui résulte de la collaboration avec le secteur Intérim

Pour élaborer le projet Indura, le ministère du Travail s’est inspiré d’un modèle qui existe déjà en France. Le recours aux professionnels du secteur Intérim présente, comme l’a souligné François Biltgen, l’avantage "de pouvoir puiser dans leur large vivier de clients" et d’utiliser leurs compétences en matière de traitement d’offres et de demandes d’emploi. Le ministre a souligné que le projet ne visait nullement de diriger les demandeurs d’emploi vers le travail intérimaire. Il en résulte que les firmes du secteur du travail intérimaire seront amenées à créer une entité juridique distincte qui s’occupe de la gestion du projet et qui garantit qu’ils dépassent et complètent leur objet social au-delà du travail intérimaire.

Les principes-clés du projet Indura

Le projet-pilote s’adresse aux chômeurs indemnisés qui continuent à toucher leur indemnité de chômage. La grande nouveauté du projet Indura est que les chômeurs seront accompagnés individuellement par les entreprises d’Intérim avec pour objectif de développer un projet professionnel ciblé sur leurs compétences professionnelles. Chaque entreprise de travail intérimaire se verra attribuer 15 chômeurs indemnisé au minimum qui seront sélectionnées par l’ADEM en veillant à rassembler des profils très variés en ce qui concerne la qualification, l’âge, la santé, le sexe, la santé, la nationalité, la durée d’inscription… Cet accompagnement se réalise au travers de diverses actions : accueil et profilage des chômeurs afin de mieux scruter leurs compétences, formations des participants, accompagnement et suivi pendant la durée du projet, insertion professionnelle des chômeurs indemnisés dans le marché de l’emploi de manière durable.

Une évaluation constante

Afin d’en dégager des axes forts et d’améliorer son action, les partenaires ont mis en place un processus d’évaluation qui permet «de prendre des actions correctives quand elles s’avèrent nécessaires. Les frais seront pris en charge par le Fonds pour l’emploi. Le cas échéant, un cofinancement du Fonds social européen sera demandé. Les entreprises de travail intérimaire seront sélectionnées dans le contexte d’un appel à candidatures public.

En cas de réussite, il est prévu d’étendre le projet au secteur du recrutement.


 Pour en savoir plus ... Pour en savoir plus ...
   Liens internes
  * Interview: François Biltgen au sujet du projet Indura (Télécran, 14-01-2009)
   Liens externes
  * Ministère du Travail et de l'Emploi
   Téléchargements internes  Formats
  * Communiqué plus détaillé du ministère du Travail et de l'Emploi  PDF (25 Ko)

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