Les 20 et 21 janvier 2009, quatre projets de loi relatifs à l’enseignement scolaire ont figuré à l’ordre du jour de la Chambre des députés:
- le projet de loi portant organisation de l’enseignement fondamental,
- le projet de loi concernant le personnel de l’enseignement fondamental,
- le projet de loi relative à l’obligation scolaire,
- le projet de loi portant modification de la loi du 7 octobre 1993 ayant pour objet a) la création d'un Service de coordination de la recherche et de l'innovation pédagogiques et technologiques; b) la création d'un Centre de technologie de l'éducation; c) l'institution d'une Commission d'innovation et de recherche en éducation.
Les trois premiers textes font partie du paquet législatif destiné à réformer la loi scolaire de 1912. Les mesures phares qui sont au coeur de cette réforme peuvent être consultées dans notre dossier, respectivement dans le communiqué du ministère de l'Education nationale.
"Je suis contente que nous ayons réussi à soumettre les quatre projets législatifs à un vote", a déclaré Mady Delvaux-Stehres le 20 janvier à la Chambre, avant d’esquisser les messages-clés qui sont au cœur de la réforme de l’enseignement scolaire: instruire, socialiser, qualifier.
Instruire
En se référant à différentes époques de l’histoire, la ministre de l’Education a montré comment la définition du mot "instruire" a évolué au fil du temps. Elle a rappelé que la loi de 1912 gravitait autour de trois préoccupations majeures - comment rendre l’école obligatoire, comment assurer le passage d’un pays essentiellement agraire à une économie industrielle, comment qualifier davantage une population qui venait d’acquérir le droit de vote - pour conclure que la question de la scolarité obligatoire "ne se pose plus aujourd’hui".
"Aujourd’hui, la formation ne s’achève plus après l’école primaire", a estimé Mady Delvaux-Stehres. Dans un contexte où la transmission du savoir se fait à une vitesse effrénée et où "la formation initiale ne permet plus de tout apprendre", la formation tout au long de la vie devient une nécessité. Le nouveau défi est donc, selon la ministre, "de doter les enfants de compétences" qui deviennent aussi important que le savoir.
Socialiser
Pour Mady Delvaux-Stehres, l’école est avant tout un lieu de socialisation. Une mission qui est devenue encore plus importante parce que "l’école est peut-être devenue le seul lieu de socialisation", a-t-elle argumentée.
Qualifier
Après avoir rappelé que les besoins en formation n’ont cessé d’augmenter, la ministre Delvaux-Stehres a souligné la nécessité "de former les élèves aussi bien que possible". "Les premières années de formation sont les plus importantes, elles livrent la motivation nécessaire et décident si les enfants auront du succès dans la vie", a-t-elle ajouté.
"Les peu qualifiés, les moins qualifiés, les mieux qualifiés, il s’agit de les doter d’un niveau de compétence qui leur permet de se débrouiller dans la vie de tous les jours", a-t-elle résumé avant d’ajouter "même si cela prendra plus de temps".
Dans un pays, où la cohésion sociale était toujours au centre des préoccupations, la ministre de l’Education a estimé "qu’il s’agit de la disposition la plus importante pour donner à chaque élève une perspective, pour lui dire qu’il est important et qu’on a besoin de lui dans le pays".
La ministre a également annoncé que les bulletins traditionnels disparaitront dés la rentrée de septembre 2009 des classes des premiers cycles et seront remplacés par un bilan de compétence qui devra être présenté aux parents à la fin de chaque trimestre. D’après la ministre, cette mesure devrait "favoriser l’échange avec les parents". Les élèves des deuxièmes cycles garderont, par contre, leur bulletins et reçoivent "un bilan de fin de cycle" à la fin de chaque cycle.
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