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Le 21 janvier 2009, le ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, a fait une déclaration sur la situation à Gaza devant la Chambre des députés.
Jean Asselborn a retracé les principaux événements à Gaza depuis le 19 décembre 2008, date à laquelle la trêve a été rompue, jusqu’à la riposte de l’armée israélienne du 27 décembre 2008. Le ministre a conclu qu’à partir de ce moment il n’y avait plus eu moyen d’arrêter l’effusion de sang.
Il n’y a pas de solution militaire
Selon Jean Asselborn, il ne fait aucun doute que le mouvement Hamas est une organisation terroriste et qu’Israël dispose du droit de vivre en paix. La question principale qui se pose dès lors est double: "Est-ce que l’Etat d’Israël a tout mis en œuvre pour endiguer la violence à Gaza? Est-ce qu’une opération militaire permet de mettre fin à la violence à Gaza?".
Devant les députés, le ministre a ensuite présenté les principales données sociodémographiques de l’étroite bande de terre que constitue Gaza. Un territoire, comme l’a rappelé le ministre, densément peuplé qui est devenu un terreau pour les terroristes. Jean Asselborn a souligné les différences fondamentales qui existent du point de vue des conditions de vie entre d’une part, Gaza, et, d’autre part, l’Etat d’Israël. "Gaza, avec ou sans Hamas, est une bombe potentielle. Les gens ne peuvent y vivre ni en dignité ni en paix ", a jugé Jean Asselborn. Et de poursuivre "qu’il n’y aura pas de paix en Israël, si Gaza continue d’exister dans sa forme actuelle".
Pour rétablir la paix, il faut tenir des élections
Pour rétablir la paix et favoriser la réconciliation interpalestinienne, le chef de la diplomatie luxembourgeoise ne voit d’autre issue que la tenue d’élections à Gaza même si, dans les circonstances actuelles, cela demeure difficilement envisageable. Il a rappelé dans ce contexte que l’Union européenne préconise une solution de deux Etats "où les Israéliens et les Palestiniens peuvent vivre en paix".
Jean Asselborn a par ailleurs rappelé le rôle essentiel de l’Egypte dans la négociation de la trêve de 2008. Il a regretté dans ce contexte "que l’Etat d’Israël n’a malheureusement pas fait le moindre effort pour ouvrir Rafah". Jean Asselborn a fait valoir que l’Egypte constituait un allié de premier ordre. Dans ce pays tout comme en Jordanie, autre allié, "nous avons tout intérêt à éviter que des forces extrémistes gagnent en puissance", a dit Jean Asselborn. Il s’agira également, selon le chef de la diplomatie luxembourgeoise, d’amener la Syrie dans le giron des pays plus modérés.
Le conflit "est une question complexe, les évidences ne sont pas évidentes, les logiques sont illogiques", a résumé Jean Asselborn. Dans cette région, où paix et guerre alternent comme"printemps et automne", force est de constater "qu’Israël peut seulement survivre à moyen et à long terme si la paix est restaurée. La Palestine, le monde arabe, ne peuvent vivre sous cette tension permanente". Et d'ajouter "que la clé de la diplomatie internationale" doit être enlevée à ceux qui voient dans la violence une alternative (...) pour être remise dans les mains de la diplomatie internationale et du droit international".
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