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Suite à son déplacement en Égypte le 2 mars, le ministre des Affaires étrangères et de l'Immigration, Jean Asselborn, s'est rendu à Genève pour participer à la dixième session du Conseil des droits de l’Homme, le 3 mars 2009.
Jean Asselborn a prononcé un discours au palais des Nations sur les avancées constatées en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme, mais également sur l’ampleur des efforts encore à accomplir dans la réalité de la vie quotidienne partout dans le monde.
Dans le contexte de la crise financière et économique, le ministre a souligné qu’ "à l’heure actuelle, la dimension de cette crise reste incertaine. Elle s’étend à folle allure, mais malgré cette crise, nous sommes tenus à respecter tous les droits de l’Homme. Sachons surtout éviter, de manière résolue, toute vague de discriminations raciales et xénophobes risquant d’affecter en particulier les migrants, les étrangers et les groupes vulnérables de la société." Le combat contre la pauvreté dans le monde devient de plus en plus difficile, mais le ministre a insisté que "la solution à la crise passe par un renforcement de la coopération internationale et de la gouvernance mondiale".
En ce qui concerne la lutte contre la torture dans le contexte de la guerre contre le terrorisme, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a invité le "Conseil à faire appliquer une tolérance zéro à l’égard d’une pratique totalement contraire à la dignité humaine".
En marge du Conseil des droits de l’Homme, Jean Asselborn a rencontré Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, prix Nobel de la paix et président actuel du Forum humanitaire global.
Lors de l’entretien, les deux interlocuteurs ont eu un échange de vues sur la situation en Afrique. Le ministre a commenté l’issue de la Conférence internationale au soutien à l’économie palestinienne pour la reconstruction de la bande de Gaza. En outre, les deux côtés ont discuté des répercussions de la crise économique et financière sur les efforts d’aide au développement pour conclure que la crise actuelle ne devait en rien altérer les stratégies de lutte contre la pauvreté, et que les pays devaient pleinement respecter leurs engagements en matière d’aide publique au développement.
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