|
À l’invitation du ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, Jean-Louis Schiltz, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, António Guterres, a effectué le 30 mars 2009 une visite de travail au Luxembourg.
Le haut-commissaire a été reçu par le Premier ministre Jean-Claude Juncker, le ministre des Affaires étrangères et de l'Immigration, Jean Asselborn, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à l'Immigration, Nicolas Schmit, et la ministre de la Famille et de l'Intégration, Marie-Josée Jacobs. Ces entrevues ont permis de faire le tour d’horizon des questions qui ont trait aux réfugiés.
"Partenaire efficace et fiable"
L’entrevue avec le ministre Schiltz a porté sur des sujets qui relèvent du domaine de l’action humanitaire ainsi que sur les relations du Luxembourg avec le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR). Pour Jean-Louis Schiltz, le HCR est un partenaire de longue date de la coopération luxembourgeoise. De plus, "c’est un partenaire particulièrement efficace et particulièrement fiable". "Le HCR est à la pointe lorsque l’on parle de réforme des Nations unies et lorsque l’on met en œuvre cette réforme vers plus de simplification et plus d’efficacité", a-t-il expliqué, avant d’ajouter que le HCR se distinguait aussi par une grande efficacité sur le terrain. Dans ce contexte, le ministre luxembourgeois a rappelé la visite commune avec le haut-commissaire en Ouganda en 2008, "pays qui cumule pratiquement tous les problèmes en matière de réfugiés et tous les problèmes relatifs au volet humanitaire".
Lors de la conférence de presse, le ministre Schiltz a aussi rappelé que le Luxembourg est le 19e contributeur au HCR. Le partenariat couvre la période 2007 à 2010 et la contribution annuelle du Grand-Duché s’élève à 7,5 millions d’euros. La partie la plus importante de cette contribution vise les programmes du HCR au Soudan et au Tchad.
"Ne pas oublier les crises humanitaires"
António Guterres, qui a effectué sa deuxième visite au Luxembourg en sa qualité de haut-commissaire pour les réfugiés, a mis en garde contre l’oubli des crises humanitaires "à un moment où tout le monde prend des décisions qui concernent des milliards d’euros ou de dollars pour la relance économique et pour sauver le système financier".
"Oublier les crises humanitaires, ne pas appuyer suffisamment les différents programmes humanitaires est injuste et constitue une menace à la sécurité collective de l’humanité. À un moment où la mobilisation est gigantesque pour sauver l’économie, il ne faut pas oublier de sauver les gens", a estimé António Guterres.
À cet égard, le haut-commissaire a exprimé sa gratitude et son appréciation vis-à-vis de la qualité du partenariat du gouvernement luxembourgeois avec le HCR. En plus de la contribution financière très importante et de l’accroissement significatif de la contribution pour 2009, "c’est aussi un partenariat stratégique. C’est un appui constant à un moment où les troubles économiques ont globalement diminué le montant des appuis à l’aide humanitaire".
Le haut-commissaire s’est également penché sur les différents régimes d’asile en Europe. "Avoir un espace de libre circulation avec des régimes d’asile différents, c’est quelque chose qui ne fonctionne plus."
Selon António Guterres, il faut travailler ensemble pour la construction d’un système européen d’asile et il faut garantir la cohérence et la consistance des différentes politiques nationales d’asile. À son avis, il faut en outre garantir que cette cohérence puisse s’établir avec la préservation de la tradition européenne comme continent d’asile.
Dans ce contexte, le haut-commissaire a relevé le débat extrêmement positif et important avec le gouvernement luxembourgeois.
Au cours de sa visite de travail, le haut-commissaire pour les réfugiés a également été reçu en audience par S.A.R. la Grande-Duchesse au palais grand-ducal.
 |
Pour en savoir plus ... |
 |
|