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La troisième réunion du Comité supérieur de la recherche et de l’innovation, institué par le gouvernement sur recommandation de l’étude de l’OCDE, s'est tenue le 20 avril 2009 sous la présidence conjointe du ministre de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Biltgen, et du ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, Jeannot Krecké.
Le comité qui se compose de 11 personnalités issues du domaine des sciences, des affaires et de la société civile s’est penché sur la contribution possible de la recherche et de l’innovation à la relance économique ainsi que sur les opportunités et perspectives de développement futur de la recherche et de l’innovation au Luxembourg.
À la suite des débats, le ministre François Biltgen a présenté les conclusions des délibérations du comité au cours d’une conférence de presse, ensemble avec des membres du comité et un expert de l’OCDE.
"La mission du Comité supérieur de la recherche et de l’innovation est d’identifier les problèmes spécifiques au Luxembourg afin d’élaborer une vision de la recherché à long terme", a expliqué le ministre de la Recherche.
La politique à adopter en temps de crise économico-financière
Après avoir débattu de la Cité des sciences, les membres du comité se sont penchés sur les répercussions de la crise économique et financière. Gernot Hutschenreiter, un expert de l’OCDE, a parlé des risques qui pèsent en temps de crise sur les réseaux scientifiques et les ressources humaines. Étant donné que "la crise aura des répercussions négatives sur la croissance à long terme", il s’agira selon l’expert de l’OCDE de s’interroger sur la place que l’État réservera dans le futur à la recherche et l’innovation.
Dans l’analyse de Gernot Hutschenreiter, la crise économico-financière peut également être une chance pour l’économie luxembourgeoise et présenter de nouvelles opportunités pour élaborer de nouvelles solutions et favoriser des investissements écologiques.
L’exemple de la Finlande a permis à Gernot Hutschenreiter d’illustrer comment un pays qui est confrontée à une dégringolade de son économie, a pu amorcer sa relance grâce à des investissements importants dans le domaine de la recherche-développement. Il a estimé que ce modèle s’appliquait bien au Luxembourg, pays où les conditions sont particulièrement propices pour développer la recherche et l’innovation. François Biltgen a partagé cette analyse en jugeant "que le Luxembourg en tant que petit État dispose de moyens financiers qui lui permettent de résister à la crise. Mais il faut préparer le terrain pour l’après-crise".La prochaine réunion du Comité supérieur de la recherche et de l’innovation, aura lieu le 6 mai 2009.
La prochaine réunion du Comité supérieur de la recherche et de l’innovation aura lieu le 6 mai 2009.
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