|
Après les réunions plénières du 14 et du 15 juillet 2009, le formateur Jean-Claude Juncker et les chefs de délégation du CSV et du LSAP, François Biltgen et Jean Asselborn, ont présenté devant la presse le 16 juillet 2009 l’avancement des négociations en vue de la formation d’un gouvernement après les élections législatives du 7 juin 2009.
D’après le formateur Jean-Claude Juncker, les délégations sont parvenues à un "quasi-accord" sur le futur programme de coalition, des détails restant à peaufiner dans les jours à venir.
La signature de l’accord de coalition devrait intervenir avant le début de la semaine prochaine afin de permettre aux instances dirigeantes du CSV et du LSAP de se réunir le 20 juillet pour avaliser le programme de coalition et la répartition des portefeuilles ministériels.
Des accords ont pu être trouvés sur les dossiers suivants:
- Politique financière
- Centre financier
- Sécurité sociale
- Constitution et institutions
- Agriculture, viticulture et développement rural
- Mobilité (y inclus les travaux et transports publics ainsi que l’aménagement du territoire)
- Immigration, travail, justice
- Économie, énergie, télécommunications, médias
- Fonction publique
- Simplification administrative
- Politique étrangère, coopération et défense
Des détails restent à régler au niveau de la politique sociétale, notamment en ce qui concerne les nouvelles formes de partenariat, l’adoption et l’avortement.
Le formateur a rappelé à nouveau que le futur programme gouvernemental sera soumis à une "réserve générale de financement". Selon Jean-Claude Juncker, la crise financière et économique actuelle rend impossible une planification financière au-delà de l’horizon 2010. Compte tenu de la gravité de cette crise, le nouveau gouvernement s’engage à revoir le cadre de sa politique financière mensuellement afin de pouvoir ajuster ses politiques en fonction de l’évolution des ressources financières.
Le formateur a d’ailleurs fait état que si les prévisions actuelles devaient se concrétiser jusqu’à l’échéance de la législature en 2014, l’administration centrale de l’État afficherait un déficit annuel compris en € 1,575 milliard et € 2,5 milliards qui devraient être financés par des emprunts s’élevant au total à € 12 milliards en 2014. La dette publique luxembourgeoise passerait ainsi de 14% actuels à 39% en 2014. Le service de la dette coûterait € 400 millions par an comparés au 20 millions actuellement.
Jean-Claude Juncker a souligné que les efforts du nouveau gouvernement se concentreront dans une première phase sur l’analyse permanente et critique des dépenses de l’État et non pas sur les recettes. Il a ainsi exclu des hausses d’impôts pour les années 2009 et 2010. Pour toutes les mesures à prendre, le gouvernement s’engagera à consulter les partenaires sociaux afin de dégager un consensus aussi large que possible. "Le gouvernement et les citoyens seront sollicités à 150% dans les années à venir. Nous ne réussirons que si nous travaillons ensemble", a-t-il expliqué.
 |
Pour en savoir plus ... |
 |
|