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Le 5 octobre 2009, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a donné une conférence de presse au sujet du résultat du référendum organisé en Irlande sur le traité de Lisbonne.
Le ministre a commenté le résultat du référendum, vote qui a eu lieu le 2 octobre, et s'est également prononcé sur la mise en œuvre du traité de Lisbonne.
Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a félicité le peuple irlandais à l’occasion du résultat positif du référendum, illustration de leur profond attachement à l’Union européenne (UE), aux valeurs de l’UE et au futur commun des peuples de l’Europe. Il a présenté une analyse préliminaire du résultat, soulignant notamment l’impact d’une campagne convaincante de la part du gouvernement irlandais, l’obtention de garanties de la part de l’UE, ainsi que l’influence de la crise financière et économique sur la perception du peuple irlandais au sujet de l’ancrage de leur pays dans l’UE.
En ce qui concerne l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le ministre a noté que le processus de ratification devrait maintenant rapidement progresser pour que le traité puisse entrer en vigueur fin 2009 ou, au plus tard, début 2010. Dans ce contexte, Jean Asselborn a appelé les présidents polonais et tchèque à suivre l’exemple du peuple irlandais et à approuver le traité de Lisbonne.
Mémorandum Benelux sur la mise en œuvre du traité de Lisbonne
Par la suite, le ministre a évoqué quelques aspects du traité de Lisbonne qui restent à être clarifiés et précisés au cours des prochaines semaines. À ce sujet, le ministre a présenté à la presse un mémorandum élaboré par les ministres des Affaires étrangères du Benelux sur la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Dans ce document, les pays du Benelux présentent leur position en ce qui concerne les modalités précises de la mise en œuvre du traité, notamment en ce qui concerne le rôle du président du Conseil européen et celui du haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, le fonctionnement des conseils Affaires générales et Affaires étrangères, ainsi que la mise en place du futur Service européen d’action extérieur (SEAE).
Pour les pays du Benelux, il importe de préserver la méthode communautaire et l’équilibre institutionnel, qui ont fait le succès du processus d’intégration européenne, dans la mise en œuvre du traité de Lisbonne.
Jean Asselborn: "Je serais content si le poste du président du Conseil européen advenait à un Luxembourgeois"
Dans une interview accordée à RTL Radio Lëtzebuerg le 4 octobre 2009, Jean-Asselborn a estimé "qu’une certaine pression est en train de s’exercer sur le président tchèque" et s’est dit convaincu "que les citoyens tchèques, le peuple à Prague, ne tolérera pas cette attitude".
Interrogé sur la question de la répartition des postes créés par le traité de Lisbonne, Jean Asselborn a répondu qu’il serait content si le poste du président du Conseil européen advenait à un Luxembourgeois. Néanmoins, il a jugé "qu’il vaut mieux ne pas être un candidat déclaré et ne pas trop s’exposer, ce qui augmente le risque d’échouer". À l’heure actuelle, il importe, d’après le ministre des Affaires étrangères, de surveiller les discussions qui se développent entre le Nord et le Sud, entre les petits et grands États membres ainsi qu’entre les différentes familles politiques européennes. Et d’ajouter "qu’il serait plus content de voir le Premier ministre luxembourgeois devenir président du Conseil européen, plutôt que quelqu’un qui était présent sur les Açores et qui y a pris une mauvaise décision."
Jean Asselborn a finalement estimé que l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne permettra à l’UE de mieux de se focaliser sur les grands défis: "Nous serons mieux à même de nous concentrer sur le fonctionnement interne de l’UE mais aussi sur les conséquences de la crise économico-financière, les conséquences sociales, ainsi que la problématique des agriculteurs." Et il importera finalement, d’après Jean Asselborn, "de montrer que la clause sociale est prise au sérieux".
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