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Le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, Jeannot Krecké, et le ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Immigration, Nicolas Schmit, ont présenté les résultats des travaux du Comité de conjoncture du 25 novembre 2009.
Pour octobre 2009, le taux de chômage s’élève à 6% (14.062 personnes). Ce chiffre correspond à une augmentation de 5% (+ 670 personnes) par rapport au mois passé et de 34,7% (+ 3.621 personnes) par rapport à octobre 2008. Ces chiffres suivent la tendance des autres États membres de l’Union européenne: sur les 12-16 derniers mois, l’Europe a perdu plus de 4 millions d’emplois. Les prévisions du taux de chômage tournent autour de 7% pour 2010-2011.
Selon Nicolas Schmit, les perspectives sont peu optimistes et la reprise annoncée ne s’accompagnera pas dans l’immédiat d’une création d’emplois, les entreprises mettant d’abord l’accent sur l’amélioration de la productivité.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Immigration a souligné que presqu’un tiers des demandeurs d’emploi ont moins de 30 ans et 19% ont moins de 26 ans. Dans cette optique, les mesures en faveur des jeunes adoptées par le gouvernement et qui sont en vigueur depuis 3 jours prouvent leur importance. 150 jeunes se sont inscrits sur www.anelo.lu et environ 70 entreprises offrent des postes sur le site. Une dizaine de contrats ont pu être finalisés en 2 jours seulement.
Quant à l’offre d’emplois, la situation s’est stabilisée par rapport aux derniers mois où l’on enregistrait des baisses continues, même si cette stabilisation se trouve à un niveau très bas. Le ministre Schmit a signalé que l’offre d’emplois a baissé de 500 unités par rapport à la même période 2008. Cette tendance négative se réflète également au niveau de l’emploi total. L’emploi dans le secteur bancaire enregistre une baisse continue sur les quatre trimestres passés avec -300 unités au troisième trimestre 2009.
Concernant le chômage partiel, le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur a annoncé que 130 entreprises ont soumis une demande pour le mois de novembre au Comité de conjoncture qui en a accepté 125, dont 61 pour des raisons conjoncturelles, 42 à cause d’un lien de dépendance économique et 22 pour des raisons structurelles. 8.000 salariés peuvent être concernés au maximum; depuis le début de la crise, 9.000 personnes en moyenne étaient touchées chaque mois par le chômage partiel et le recours accru à cette mesure a permis de maintenir 1.500 emplois, selon le Statec. Le gouvernement va réfléchir à une continuation de la mesure même au-delà de 2010 pour que les entreprises qui ont épuisé les possibilités de recours au chômage partiel puissent continuer à utiliser cet instrument afin de maintenir leur activité.
Selon le ministre Krecké, les nouvelles prévisions du Statec qui indiquent une croissance du PIB de 2,1% en 2010 suivent les révisions à la hausse faites par l’OCDE et la Commission européenne. Il ne faut pas oublier que si croissance il y aura, celle-ci part d’un niveau absolu très bas. "D’un point de vue historique, 2% de croissance est un très mauvais résultat pour le Luxembourg", a dit Jeannot Krecké, rappelant que de nombreux agrégats budgétaires sont basés sur une hypothèse de croissance de 4%.
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