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Lors de la séance parlementaire du 2 décembre 2009, le député Jean Huss a interrogée le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, sur la loi relative à la lutte antitabac de 2006. Jean Huss a demandé une évaluation de la loi et voulait savoir si le gouvernement envisageait d’élargir l’interdiction de fumer dans les cafés et les boîtes de nuit.
Mars Di Bartolomeo a répondu qu’il convenait tout d’abord de placer la discussion dans le bon contexte. L’objectif de la loi, a expliqué le ministre de la Santé, "est de protéger la vie des fumeurs et de protéger les non-fumeurs des effets néfastes du tabagisme passif" tout en adoptant une approche positive et constructive. Il a rappelé également que le gouvernement avait signé la convention-cadre de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour la lutte antitabac et qu’il convient désormais de dresser un premier bilan du plan antitabac lancé en 2006. Il s’est également référé au programme de coalition qui prévoit une meilleure protection des non-fumeurs.
Pour illustrer les répercussions positives de la loi antitabac, Mars Di Bartolomeo s’est référé au nombre de fumeurs qui est passé de 33% à 25% entre 2003 et 2008. Il a également expliqué que le nombre de fumeurs quotidiens a diminué de 28% à 19%. Ces résultats positifs résultent, selon le ministre de la Santé, non seulement de la loi antitabac mais également des débats publics qui ont été menés sur les effets néfastes du tabagisme et d’un changement des modes de vie.
Mars Di Bartolomeo a mis en garde contre les effets nocifs du tabagisme, "un produit qui rend malade" et "qui est à l’origine de 9 sur 10 cancers du poumon". D’après le ministre, c’est un produit qui mérite amplement "son image cancérigène". C’est la raison pour laquelle il a l’intention de soumettre, durant l’actuelle période législative, un nouveau plan tabac au Conseil de gouvernement. Et de conclure que la nouvelle loi sera élaborée sur base d’une "évaluation approfondie des faits concrets et non des émotions".
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