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Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a participé aux Conseils "Affaires générales" et "Affaires étrangères" à Bruxelles les 7 et 8 décembre 2009.
Le Conseil "Affaires générales" a été consacré à la préparation du Conseil européen du 10 et 11 décembre à Bruxelles. Les ministres des Affaires étrangères ont établi l’ordre du jour du Conseil européen, qui examinera les questions institutionnelles, la situation économique, financière et du domaine de l’emploi au sein de l’Union européenne (UE), ainsi que les questions du changement climatique et de la justice et des affaires intérieures (programme de Stockholm). Les discussions des ministres ont été dédiées notamment à la stratégie de sortie en ce qui concerne les mesures prises durant la crise économique et financière, ainsi qu’à la surveillance des marchés financiers.
Les ministres ont examiné également la communication annuelle de la Commission sur la stratégie de l'UE en matière d'élargissement et les principaux défis pour 2009-2010, et ont étudié un programme de travail du Conseil établi par les trois futures présidences: Espagne, Belgique et Hongrie. Le Conseil a évalué les processus de négociation avec la Turquie et la Croatie, la situation de l'Islande et le processus de stabilisation et d'association dans les Balkans occidentaux.
En ce qui concerne la Turquie, les ministres ont salué la mise en œuvre du programme national pour l’adoption de l’acquis communautaire, ainsi que la mise en place du négociateur en chef permanent, Egemen Bagis. Le Conseil a néanmoins encouragé la Turquie de continuer ses efforts et de mettre en œuvre les réformes commencées, rappelant que les critères de Copenhague doivent être respectés.
Ensuite, les ministres ont écouté une évaluation du procureur en chef du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Serge Brammertz, sur la coopération de la Croatie avec le TPIY. Notant une coopération généralement bonne, le Conseil a salué également les progrès réalisés dans le domaine de la dispute sur la frontière avec la Slovénie et les ministres ont noté avec satisfaction la création d’un groupe de travail pour l’élaboration d’un traité d’adhésion pour la Croatie, qui a commencé son travail en décembre 2009. Des réformes dans le domaine judiciaire et de l’administration publique restent d’ailleurs nécessaires.
Au sujet de la Serbie, les ministres ont décidé de relancer le processus de rapprochement avec la Serbie, en mettant en œuvre un accord intérimaire de libre-échange avec Belgrade.
En ce qui concerne les négociations entre l’UE et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), le Conseil a noté la recommandation de la part de la Commission d’ouvrir les négociations d’adhésion et s’est félicité des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’accord de stabilisation et d’association. Néanmoins, le Conseil a souligné qu’une solution au différend du nom entre la Grèce et l’ARYM devra être trouvée.
Par ailleurs, les ministres ont également fait le point sur la situation dans, et les progrès réalisés par l’Islande, l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, ainsi que le Kosovo.
Les ministres se sont en outre réunis pour un dîner de travail en présence du haut représentant des Affaires étrangères de l'UE et vice-président de la Commission européenne, Catherine Ashton, et ont examiné le rôle de l'UE en tant qu'acteur mondial. Les ministres se sont concertés avec Catherine Ashton en vue de coordonner le mode de travail des 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE avec le nouveau haut représentant de l’UE sous les nouvelles dispositions du traité de Lisbonne. En outre, ils ont eu un échange de vues sur les futures priorités de la politique étrangère commune de l’UE, ainsi que sur le fonctionnement du service européen d’action extérieur (SEAE).
Le 8 décembre, le Conseil "Affaires étrangères" a analysé la situation dans les Balkans occidentaux, le processus de paix au Moyen-Orient et la question de l’Iran.
En ce qui concerne les Balkans occidentaux, les débats ont porté en particulier sur la situation interne en Bosnie-Herzégovine. Les ministres se sont entretenus principalement sur le mandat et l'avenir de l'opération EUFOR Althea de l'UE en Bosnie-Herzégovine.
Le Conseil a procédé également à un échange de vues sur la situation actuelle et sur les possibles contributions de l'UE en vue d'une relance du processus de paix au Moyen-Orient. La reprise des négociations sur toutes les questions relatives au statut définitif ont également figuré à l’ordre du jour. Le Conseil a discuté de la récente décision du gouvernement israélien de geler partiellement et à titre provisoire, dans un premier temps, les activités de colonisation et a examiné également la situation à Jérusalem-Est et à Gaza.
Jean Asselborn s’est félicité du fait que l’UE ait réaffirmé sa disponibilité pour contribuer de manière substantielle aux dispositifs d'après-conflit destinés à assurer la durabilité des accords de paix. Il a rappelé que le Luxembourg demeure attaché à un règlement du conflit israélo-palestinien fondé sur la coexistence de deux États, avec un État de Palestine indépendant, démocratique, d'un seul tenant et viable, coexistant avec Israël dans la paix et la sécurité. Dans ce contexte, il a souligné que l’UE n’a jamais reconnu l'annexion de Jérusalem-Est en 1967. Se référant aux résolutions pertinentes de l’ONU, Jean Asselborn a précisé que "Jérusalem-Est est occupée. Et si elle est occupée, elle n'appartient pas à Israël" selon le droit international et qu’il est donc nécessaire de trouver par la négociation un moyen de résoudre le statut de cette ville comme future capitale de deux États.
S’agissant de la crise de Gaza, Jean Asselborn a réitéré son appel aux autorités israéliennes en faveur d’une ouverture immédiate et sans condition de points de passage pour que l'aide humanitaire puisse parvenir à Gaza et que les marchandises et les personnes puissent y entrer et en sortir.
Finalement, les ministres ont eu un échange de vues sur la question de l’Iran et le dossier nucléaire, ainsi que la situation des droits de l’homme et les relations entre l’UE et l’Iran.
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