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Le 9 décembre 2009, Mady Delvaux-Stehres, ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, a présenté les travaux de mise en œuvre de la réforme de l'enseignement fondamental qui se sont poursuivis au cours du premier trimestre scolaire 2009-2010.
Le premier trimestre scolaire 2009-2010 touche à sa fin et, avec lui, les trois premiers mois de mise en œuvre de la réforme de l'enseignement fondamental. Depuis son entrée en vigueur à la rentrée de septembre, la réforme a apporté des changements ambitieux au niveau tant pédagogique qu'administratif.
"Ces changements sont d'envergure et constituent un grand défi pour tous les acteurs concernés: les enseignants, les élèves, les parents, mais également les inspecteurs, les autorités communales et le ministère", a affirmé Mady Delvaux-Stehres. "Leur généralisation demande un certain temps d'adaptation. Il est tout à fait normal qu'après trois mois, tous ne se soient pas appropriés les changements au même rythme".
La ministre a ensuite fait le point sur les principaux aspects novateurs introduits par la réforme. Il s'agit notamment des nouveaux outils d'évaluation, du nouveau plan d'études, du travail en équipe et du plan de réussite scolaire. D'emblée, Mady Delvaux a tenu à réaffirmer la pertinence et l'importance de les voir entrer en vigueur ensemble, dès la première année de mise en œuvre de la réforme, en vue de garantir la cohérence entre les différents concepts.
Une nouvelle forme d'évaluation qui documente les progrès de l'élève
Le changement le plus marqué est certainement l'introduction des nouveaux outils d'évaluation. Aux cycles 1 et 2, les bilans intermédiaires du développement des compétences remplacent les bulletins traditionnels dès ce premier trimestre 2009-2010.
"L'évaluation est un volet important du processus d'apprentissage. L'essentiel n'est pas de mesurer les savoirs que les élèves ont mémorisés. Nous voulons motiver les élèves à faire des progrès, c'est pourquoi l'évaluation doit les aider à prendre conscience de leur cheminement par rapport aux objectifs fixés", a expliqué la ministre. Le bilan du cycle 2 énumère pas moins de 61 compétences fondamentales. Pour chacune d'elles, il documente, sur une échelle de 1 à 9, les progrès que l'enfant a accomplis d'un trimestre à l'autre et le chemin qui lui reste à faire pour atteindre le socle, voire un niveau avancé par rapport au socle.
Au moment de remplir pour la première fois ces bilans détaillés, il est normal que les enseignants se posent des questions sur la manière dont ils évaluent telle ou telle compétence. Il n'existe pas de recette toute faite qui puisse être dictée au niveau national. Chaque enseignant doit s'approprier le nouvel outil, en concertation avec ses collègues. Pour Mady Delvaux, les questions et la discussion soulevées à ce propos dans les équipes pédagogiques présentent l'avantage d'ouvrir des perspectives pédagogiques communes dont profitera chaque équipe.
Un plan d'études révisé, adapté à l'approche par compétences
Le plan d'études a été entièrement révisé. Il décrit les connaissances et compétences que tous les élèves doivent acquérir pour poursuivre leurs apprentissages au cycle suivant. La nouvelle édition du plan permet de distinguer entre les parties du programme qui sont essentielles et indispensables pour tous les élèves et celles qui ne sont pas obligatoires, mais que les enseignants peuvent utiliser avec les élèves ayant déjà atteint le niveau socle et prêts à aller plus loin.
Le travail en équipes
Depuis la rentrée de septembre 2009, tous les membres du personnel enseignant et éducatif qui prennent en charge les élèves d'un même cycle travaillent en équipe. La tâche de concertation s'élève à un volume annuel de 60 heures, auquel s'ajoutent 60 heures d'appui pédagogique par an. "Chaque intervenant doit donc assister, en principe, à une réunion hebdomadaire d'une moyenne de 1,5 heure. La rédaction d'un rapport de réunion est obligatoire, mais le ministère a donné des lignes directrices pour que ce travail se limite aux informations essentielles" a précisé la ministre.
Le plan de réussite scolaire (PRS), un outil de développement de la qualité scolaire
Selon la loi, toutes les écoles fondamentales doivent élaborer et mettre en œuvre un plan de réussite scolaire (PRS). Il définit les objectifs et les actions particulières qu'une école prévoit pour amener tous ses élèves vers les socles de compétences et un maximum d'élèves au-delà. 35 des 152 écoles fondamentales ont démarré leur première année de PRS en 2009-2010. 60 écoles utilisent l'année 2009-2010 comme année de préparation; elles démarreront leur PRS proprement dit en septembre 2010.
La formation continue des enseignants: une augmentation de 38% par rapport à 2008
Pour préparer la mise en œuvre de la réforme, l’Institut de formation continue du SCRIPT a axé son programme de formation sur les aspects prioritaires de la nouvelle École fondamentale. Le total des inscriptions s’élève à 6.258 en novembre 2009. Ceci correspond par rapport à la même date de l’année 2008 (4.539 inscriptions) à une augmentation de 38%. Parmi le total, 78,7% se réfèrent à des formations prioritaires dans le cadre de la réforme engagée.
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