|
Le ministre des Sports, Romain Schneider, a participé le 10 mai 2010 à Bruxelles au Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne, réuni pour la toute première fois de l’histoire de l’UE de manière formelle sur invitation de la Présidence espagnole.
À cette occasion, les ministres des Sports de l'Union européenne ont décidé à l'unanimité d'élaborer une politique commune de promotion du rôle social et des valeurs du sport, et de la lutte contre le racisme, la violence et le dopage.
Le Conseil des ministres des Sports a soutenu, par ailleurs, la proposition de la commissaire à l'éducation, à la jeunesse et aux sports, Adroulla Vassiliou, concernant la conception d'une communication centrée sur cinq grands objectifs:
- encourager la fonction éducative et sociale du sport;
- soutenir les structures sportives, surtout celles des volontaires, et assurer un financement durable;
- promouvoir des valeurs telles que la lutte contre la discrimination et la xénophobie;
- défendre l'intégrité morale et physique des sportifs, y compris par la lutte contre le dopage;
- renforcer le dialogue et la coopération avec le monde du sport et ses organismes.
La commissaire s'est engagée à élaborer un programme de communication, centré sur ces principes, et qui sera probablement prêt au mois de novembre 2010 et qui permettra à l'UE d'adopter des politiques communes sur ces grands thèmes en 2011.
Dans son intervention, le ministre Romain Schneider a tenu à réaffirmer que "le Luxembourg persiste à croire que l’objectif d’un dialogue structuré - affermi désormais par le traité de Lisbonne - entre l’ensemble du mouvement sportif à tous les niveaux, d’une part, et les instances communautaires, d’autre part, constitue la meilleure insertion du sport européen dans le cadre international et mondial, en conformité avec les réglementations européennes, le cas échéant ajustées, si la particularité du sport, ses spécificités l’exigent".
En matière de lutte contre le dopage, "les contributions de l’Union européenne ne sauraient être qu’intensifiées alors qu’une complémentarité avec le Conseil de l’Europe est instituée et fonctionne très bien", a rajouté le ministre en plaidant en même temps pour davantage de pérennité et d’assise communautaire au niveau des instances internationales concernées.
|