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Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a participé à la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE à Almaty au Kazakhstan, les 16 et 17 juillet 2010.
À son arrivée, le 16 juillet, le ministre Asselborn a pris part au dîner de travail des ministres lors duquel ils ont eu un échange de vues sur les principaux défis de la sécurité euro-atlantique et euro-asiatique.
Le débat sur l’avenir de la sécurité européenne, qui a mené en 2009 à l’instauration des pourparlers baptisés "processus de Corfou" était un des sujets clés qui étaient abordés par les ministres. L’objectif de ces discussions est la restauration d’un climat de confiance entre tous les États participants à travers un dialogue renforcé sur tous les aspects de la sécurité traités à l’OSCE (politique, économique et droits de l’Homme).
Dans le contexte des récents affrontements interethniques au Kirghizstan, le ministre Asselborn a souligné l’importance d’un renforcement des capacités de réaction de l’OSCE (mécanismes d’alerte précoce ainsi que de prévention et de gestion de conflits). Il a également souligné la nécessité d’une présence renforcée de l’organisation en Asie centrale.
Le 17 juillet, les ministres des Affaires étrangères des 56 États participants de l’OSCE ont eu une réunion informelle qui devait permettre de définir les prochains pas dans ce dialogue sur la sécurité euro-atlantique et euro-asiatique.
Dans ce contexte, le ministre Asselborn a souligné qu’il faudra passer à une étape plus formelle qui permettra de déboucher sur la prise de décisions concrètes. Il a souhaité que l’organisation puisse rapidement dépêcher une force de police au Kirghizstan afin de contribuer à la stabilisation de la situation dans le sud du pays. Il a également appelé à des avancées concrètes dans la résolution des conflits gelés. Rétablir une présence de l’OSCE en Géorgie et des efforts en vue d’avancer dans le règlement pacifique des conflits du Haut-Karabagh et sur la Transnistrie devraient être les objectifs primaires.
Afin d’avancer dans cette direction, le ministre a exprimé son soutien à la proposition kazakhe de convoquer, encore avant la fin de l’année 2010, un sommet de l’OSCE. Un tel sommet devrait permettre d’adopter un plan d’action ambitieux sur une série de domaines prioritaires dans lesquels les chefs de gouvernement et d’État s’engageraient à obtenir des progrès concrets dans les 2 à 3 prochaines années.
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