Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères luxembourgeois Jean Asselborn a participé aux Conseils "Affaires générales" (CAG) et "Affaires étrangères" (CAE) de l’Union européenne, le 26 juillet 2010 à Bruxelles.
En amont des réunions du Conseil, le ministre Asselborn, en sa qualité de président du comité des ministres Benelux, a présidé une réunion de coordination ministérielle Benelux.
Le Conseil "Affaires générales" a été présidé par le ministre des Affaires étrangères belge, Steven Vanackere, et la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne a présenté son programme.
En ce qui concerne les négociations d’adhésion avec l’Islande, le Conseil a adopté la position générale de l’UE, y compris le cadre de négociation, en vue de l’ouverture des négociations d’adhésion. Le Conseil se réjouit de la tenue de la séance d’ouverture de la Conférence intergouvernementale UE-Islande le 27 juillet 2010 à Bruxelles.
Le Conseil a fait le suivi du Conseil européen du 17 juin et a examiné un projet d'ordre du jour pour la réunion du Conseil européen qui doit se tenir le 16 septembre 2010. Le Conseil européen devra se concentrer sur les relations de l’UE avec ses partenaires stratégiques, sur la gouvernance économique, et plus particulièrement sur les travaux du groupe de travail présidé par le président du Conseil européen.
Enfin, le Conseil "Affaires générales" a adopté une décision portant création du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et a décidé de son organisation et de son fonctionnement. Le ministre des Affaires étrangères Jean Asselborn a salué la création du SEAE comme "d’une grande importance. Huit mois après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il est important d’avoir à présent une vision plus claire sur la structure de ce service qui représentera les intérêts de l’Union européenne dans le monde."
La session du Conseil "Affaires générales" a été suivie par celle du Conseil "Affaires étrangères", présidée par la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité commune, Catherine Ashton.
Les ministres se sont notamment penchés sur la situation en Iran et la question du dossier nucléaire iranien. Le Conseil a adopté un ensemble de mesures restrictives à imposer à l’Iran dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1929 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil réaffirme son engagement à vouloir œuvrer pour une solution diplomatique dans le dossier nucléaire iranien, et fait un appel à l’Iran de revenir à la table des négociations.
Lors de sa conférence de presse à l’issue de la réunion du Conseil "Affaires étrangères", le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois a expliqué que "pour l’Union européenne, il s’agit de maximiser l’impact des mesures décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU". Et de poursuivre: "À mon avis, le message a bien été compris par la partie iranienne, on sent la volonté du côté iranien de reprendre les négociations. L’Union européenne de son côté est prête à reprendre le dialogue, à deux conditions: un arrêt total de l’enrichissement de l’uranium, et la coopération totale avec l’AIEA." Le ministre Asselborn a également souligné que "la question des droits de l’Homme en Iran doit rester une question de première importance, dans l’intérêt de la population civile iranienne."
Les ministres ont ensuite eu un échange de vues au sujet de la situation au Soudan, notamment en vue du référendum d’auto-détermination du Sud Soudan qui doit avoir lieu en janvier 2011. Le Conseil a adopté une position commune de l’UE, soulignant que l’Union européenne est prête à soutenir les référendums qui vont avoir lieu au Sud-Soudan, la mise en œuvre pacifique de l’accord de paix global, ainsi que les travaux du groupe de mise en œuvre de haut niveau sur le Soudan de l’Union africaine.
Concernant le Kirghizstan, le Conseil se félicite du bon déroulement du référendum organisé au Kirghizstan sur la nouvelle constitution, ce référendum constituant une étape importante dans le processus engagé pour doter le pays d’un cadre institutionnel démocratique et d’y établir d’État de droit.
En ce qui concerne le processus de paix au Proche-Orient, et plus particulièrement la situation actuelle dans la bande de Gaza, la haute représentante a rendu compte de sa récente visite sur place. Les ministres ont eu une discussion sur le processus de paix et sur la situation dans la bande de Gaza, ainsi que sur les options pour l’UE de prêter assistance dans le domaine de l’acheminement de biens de et vers Gaza.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a déclaré, concernant la situation à Gaza: "L’incident tragique de la flottille, aussi terrible fût-il, a contribué à l’ouverture de la bande de Gaza. Cependant, cette ouverture aujourd’hui reste insuffisante pour arriver à une reconstruction de Gaza." Le ministre Asselborn a poursuivi en soulignant la volonté de l’Union européenne à travailler ensemble avec les partenaires de la région, afin d’apporter l’aide nécessaire à Gaza. Cependant, "il importe que les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens reprennent, et pour cela, il va falloir qu’Israël arrête ses projets de colonisations. Si Israël continue les colonisations, cela hypothéquera tout éventuel résultat de négociations. Ensuite, il importe que les Palestiniens soient prêts à reprendre les négociations."
Les ministres se sont penchés sur la situation dans les Balkans occidentaux. Tout d’abord, ils ont abordé la situation en Bosnie-Herzégovine, ainsi que la présence de l’Union européenne dans ce pays. Ensuite, les ministres ont discuté des implications de l’avis de la Cour internationale de Justice du 22 juillet, ainsi que sur les relations entre la Serbie et le Kosovo.
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