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Le 26 juillet 2011, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a rencontré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.
Entrevue avec Ban Ki-moon
L’entretien a porté sur l’actualité politique internationale et européenne, et plus particulièrement sur les développements en Afrique du Nord et le processus de paix au Proche- et Moyen-Orient.
Le Vice-Premier ministre luxembourgeois a saisi cette occasion pour féliciter Ban Ki-moon pour son deuxième mandat en tant que secrétaire général des Nations unies, une réélection qui témoigne de la confiance de la communauté internationale dans les qualités du secrétaire général.
Les discussions ont débuté par un échange de vues sur les attentats qui ont eu lieu en Norvège le 22 juillet 2011. Les deux hommes ont condamné vivement ces actes atroces et ont fait part de leurs inquiétudes et notamment les tendances extrémistes et nationalistes dans certains pays européens.
Au sujet du processus de paix au Proche- et Moyen-Orient, les discussions se sont concentrées sur les travaux menés au sein du Quartette ainsi que sur les perspectives d’une reconnaissance d’un État palestinien au mois de septembre aux Nations unies.
Le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est également entretenu avec le secrétaire général sur la situation actuelle en Libye et plus particulièrement sur les pistes éventuelles dans la recherche d’une résolution politique au conflit.
Réunion de haut niveau sur la Jeunesse
Dans le cadre de la réunion de haut niveau sur la Jeunesse, le ministre Asselborn a prononcé un discours le 26 juillet à l’Assemblée générale des Nations unies. Il s’est félicité du document final de la réunion, qui identifie notamment l’insertion professionnelle des jeunes, l’accès des jeunes aux services sociaux de base, dont l’éducation et la santé, ainsi que la promotion et la protection efficaces des droits et des libertés fondamentales des jeunes, y compris dans les situations de conflit, comme priorités.
"Le texte (…) encourage à faire plus, pour donner aux jeunes, y compris aux jeunes femmes, les moyens de bâtir un avenir meilleur", selon le ministre.
Le ministre Asselborn a également rappelé que le Luxembourg poursuivra ses efforts dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle et technique des jeunes, notamment à travers la politique de coopération au développement et d’action humanitaire luxembourgeoise. Le Luxembourg cherche activement à aider ses partenaires à développer des politiques nationales adéquates et à accroître les capacités d’accueil des institutions et centres de formation qui mettent en œuvre les politiques nationales, prônant l’approche de l’apprentissage basé sur les compétences et encourageant le renforcement des liens entre les structures de formation et le secteur privé, a noté le ministre. Il a illustré l’engagement luxembourgeois par des exemples concrets dans plusieurs pays partenaires, tels que dans le Cap-Vert, au Sénégal, au Nicaragua ou au Vietnam, ou encore dans les Territoires palestiniens occupés.
Deuxième table ronde de la réunion de haut niveau sur la jeunesse
Lors de son séjour à New York, Jean Asselborn a aussi coprésidé la deuxième table ronde de la réunion de haut niveau sur la Jeunesse à l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 juillet 2011.
Ensemble avec l’autre coprésident, le ministre de la Jeunesse et des Sports de la République de Ghana, Clément Kofi Humado, Jean Asselborn a ouvert la deuxième table ronde thématique de la réunion de haut niveau, qui était consacrée au thème des "obstacles au développement des jeunes et possibilités qui s’offrent en matière d’éradication de la pauvreté, de création d’emplois et de réalisation d’un développement durable".
Les ministres Asselborn et Humado ont été joints par la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires économiques et sociales, Sha Zukang, le leader de l’organisation "Leaders of tomorrow", Ahmed al Hindawi, ainsi que la première porte-parole des Jeunes pour les Nations unies, Monique Coleman.
La table ronde avait pour objectif d'analyser les défis qui se présentent aux jeunes en termes de développement personnel, de conditions de vie, d’environnement, d’accès à l’éducation et à l’emploi. Les discussions ont mis en évidence les enseignements que les participants de la table ronde ainsi que les membres de l’audience dans l’Assemblée générale tirent de leur expérience nationale, régionale ou internationale dans ces domaines, permettant de cette façon un échange de vues sur les points saillants de ces questions, d’identifier des solutions innovantes et de définir des mesures concrètes. L’objectif des débats a été de dégager des pistes pour trouver des solutions à long terme favorisant le bien-être des jeunes hommes et des jeunes femmes, surtout dans les pays en développement.
Lors de la table ronde, le ministre Asselborn a esquissé la situation de la jeunesse au Grand-Duché de Luxembourg. Il a souligné que, sur base d’un rapport rendu en 2010, le gouvernement finalise actuellement un plan d’action national pour les jeunes qui se concentrera sur des priorités précises, notamment l’accompagnement des jeunes dans les transitions entre le monde de l’éducation et le monde du travail. L’accès à l’emploi représente actuellement l’une des principales préoccupations des jeunes dans le contexte de la crise financière et économique mondiale. En effet, a constaté Jean Asselborn, le taux moyen de chômage parmi les jeunes a augmenté de 7% au niveau mondial et, même si les jeunes ont un emploi, ils se voient souvent exposés à des conditions de travail que l’on qualifie de précaires. À travers le monde, surtout les jeunes femmes continuent de souffrir de discriminations dans le monde du travail, l’égalité des sexes n’étant pas toujours garantie, a remarqué le ministre luxembourgeois.
Le ministre Asselborn a par ailleurs rappelé les efforts luxembourgeois pour l’éducation et la formation professionnelle et technique de jeunes à l’étranger, ceci à travers la politique de coopération au développement et d’action humanitaire luxembourgeoise. "Le Luxembourg a une tradition de solidarité qui s’étend au-delà de nos frontières, et en particulier en direction des pays en développement", a noté le ministre. Depuis 2000, le Luxembourg figure parmi les pays qui consacrent au moins 0,7% de leur revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD). Actuellement, l’APD du Luxembourg s’élève à 1,09% du revenu national brut, plaçant le Luxembourg au second rang mondial derrière la Norvège.
En l’occurrence, le ministre Asselborn a condamné vivement les attaques qui ont eu lieu en Norvège le 22 juillet 2011, les qualifiant de "barbaries atroces". "Nous partageons aujourd’hui la peine du peuple norvégien et surtout des familles touchées directement", a dit le ministre.
Dans le domaine de l’éducation et la formation professionnelle et technique de jeunes à travers la politique de coopération au développement et d’action humanitaire luxembourgeoise, le Luxembourg cherche activement à aider ses partenaires à développer des politiques nationales adéquates et à accroître les capacités d’accueil des institutions et centres de formation qui mettent en œuvre les politiques nationales, prônant l’approche de l’apprentissage basé sur les compétences et encourageant le renforcement des liens entre les structures de formation et le secteur privé. Le ministre a illustré l’engagement luxembourgeois par des exemples concrets dans plusieurs pays partenaires, tels que dans le Cap-Vert, au Sénégal, au Nicaragua ou au Vietnam, ou encore dans les territoires palestiniens occupés.
Dans le contexte des efforts au niveau des Nations unies dans le domaine de l’éducation et la formation professionnelle et technique de jeunes, le ministre Asselborn a également appelé tous les États membres des Nations unies à soutenir les initiatives de l’alliance des civilisations. "Le 21e siècle doit être le siècle de la solidarité et de la compréhension, et non de la haine et de l’intolérance", a-t-il souligné.
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