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Article d'actualité
Déplacement de Jean Asselborn en Afrique occidentale
17-10-2011   -  20-10-2011

Vers le niveau supérieur

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a effectué un déplacement en Afrique de l’Ouest du 17 au 20 octobre 2011.

Côte d'Ivoire

Jean Asselborn avec Alassane Dramane OuattaraLe Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a effectué une visite de travail bilatérale en République de Côte d’Ivoire les 17 et 18 octobre 2011, la première d’un ministre luxembourgeois dans le pays.

Le 17 octobre, le chef de la diplomatie luxembourgeoise est arrivé à Abidjan, capitale économique et commerciale de la Côte d’Ivoire, et y a rencontré le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, le Premier ministre, Guillaume Soro, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Kablan Daniel Duncan, tout comme d’autres membres du gouvernement de la République de Côte d’Ivoire.

Le ministre Asselborn a tenu à souligner que le Luxembourg, ainsi que le reste de la communauté internationale, "a souffert avec le peuple ivoirien lors de la période postélectorale difficile en Côte d’Ivoire au début de l’an 2011" et a exprimé ses vives sympathies pour tous les efforts entrepris depuis ces événements regrettables.

Avec ses différents interlocuteurs, le ministre Asselborn a fait le point sur les relations bilatérales entre le Grand-Duché et la Côte d’Ivoire et s’est félicité de l’excellence de celles-ci. En effet, le Luxembourg a financé des projets d’aide humanitaire à hauteur de 662.000 d’euros à travers l’aide humanitaire et le cofinancement de projets d’organisations non-gouvernementales dans le domaine de l’aide humanitaire d’urgence, de la santé et de la formation professionnelle dans le contexte des tensions politiques récentes. En ce qui concerne le domaine de la coopération, le ministre luxembourgeois a souligné que le Luxembourg investit actuellement 1,09% de son revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD) et qu’une grande partie de ces financements passent à travers les canaux d’organisations internationales tels que les Nations unies ou encore le Comité international de la Croix Rouge (CICR). En outre, le Luxembourg est profondément engagé sur le continent africain notamment dans les domaines du maintien de la paix et de la sécurité, comme à travers les missions onusiennes en République démocratique de Congo (MONUSCO) et au Tchad (MINURCAT) ou encore dans les travaux de la commission de la consolidation de la paix au sein des Nations unies, et également à travers les missions de l’UE en Somalie (EUTM) et ATALANTA.

Il a également été question d’un accord aérien entre les deux pays. Dans ce contexte, la possibilité de développer un "hub" logistique en Côte d’Ivoire, qui pourrait complémenter l’important port d’Abidjan, a également été discutée, sachant que le Luxembourg représente justement un "hub" logistique au cœur de l’Europe et qu’un échange du savoir-faire pourrait être développé. Un autre domaine abordé par le ministre Asselborn a été la possibilité d’élargir un réseau satellitaire.

Le ministre Asselborn s’est intéressé plus particulièrement à la situation politique, économique et sociale de la Côte d’Ivoire suite aux événements en début d’année dans le contexte des élections présidentielles. En effet, les membres du gouvernement ivoirien ont précisé que trois domaines prioritaires ont été déterminés, à savoir la sécurité, la réconciliation nationale et la reconstruction.

En ce qui concerne la sécurité, un premier défi représente le désarmement en vue de stabiliser le pays. Ensuite, l’intégration des différentes forces armées en un corps républicain, ainsi que la question des mercenaires encore présents sur le territoire ivoirien suite à la crise postélectorale, représentent deux autres domaines importants de le réforme du secteur de la sécurité dans le pays.

Jean Asselborn avec Guillaume SoroAu sujet de la réconciliation, les interlocuteurs ont mentionné la mise en place de la commission "Dialogue, Vérité et Réconciliation" qui est composée de 11 membres et qui possède un mandat de deux ans pour ressouder la société civile, pour rétablir la confiance dans les institutions de l’État ainsi que pour identifier les coupables et les auteurs de crimes. La lutte contre l’impunité tout comme les actes de vengeance, sont des domaines d’action prioritaires. La question des réfugiés dans les pays voisins de la Côte d’Ivoire suite à la crise politique récente représente également un élément-clé dans les efforts de réconciliation. Enfin, le rôle de la Cour pénale internationale a été évoqué dans le contexte des crimes contre l’humanité commis lors des violences.

Dans ce contexte, le ministre Asselborn a constaté que la relance du processus démocratique, et notamment l’organisation prochaine des élections législatives, représente une opportunité importante pour garantir la bonne gouvernance et pour stabiliser le pays. "Le Luxembourg se portera l’avocat au sein de la communauté internationale et plus particulièrement au sein de l’Union européenne, d’une Côte d’Ivoire stable et prospère", a-t-il dit devant la presse locale.

Dans le domaine de la reconstruction, les membres du gouvernement ivoirien ont fourni des explications sur le plan de relance de l’économie ivoirienne, qui comprend 14 axes stratégiques particuliers dont, entre autres, les secteurs de la sécurité, de l’emploi, des infrastructures tout comme de l’agriculture et des ressources minières et pétrolières. À ce sujet, les grands défis du gouvernement représentent la lutte contre la pauvreté, l’attraction d’investissements étrangers et un renforcement soutenu du secteur privé.

Enfin, le Vice-Premier ministre luxembourgeois a également eu un échange de vues sur l’actualité politique européenne, et notamment sur la crise de la dette souveraine au sein de la zone euro. À ce sujet, le ministre a noté l’importance de la réunion du Conseil européen et du sommet de l’euro qui auront lieu à Bruxelles le 23 octobre 2011.

Le 18 octobre, la délégation luxembourgeoise a eu une entrevue avec le président de la commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, et avec des membres de la commission. Le président Bakayoko a donné des explications détaillées sur le système électoral et présenté les défis actuels dans le contexte de l’organisation des élections législatives qui doivent avoir lieu le 11 décembre 2011.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a ensuite visité le quartier général de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et a rencontré le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies, Arnauld Akodjenou. Ce dernier a présenté le rôle et les responsabilités de l’ONUCI, soulignant plus précisément le maintien de la sécurité en Côte d’Ivoire, le soutien du processus démocratique, la consolidation de l’autorité de l’État, ainsi que la réconciliation nationale et le renforcement de la plate-forme pour le développement économique.

À la fin de son séjour en Côte d’Ivoire, le ministre Asselborn a eu une entrevue avec le président de la commission "Dialogue, Vérité et Réconciliation", Charles Konan-Banny. L’entretien s’est concentré plus particulièrement sur le mandat de la commission et sur la concordance des travaux de la Justice ivoirienne avec la commission. Lors d’une intervention devant la presse locale, le ministre Asselborn a salué le courage et la bonne orientation du travail de la commission, soulignant que le but ultime de ces efforts de réconciliation doit être d’éviter que de tels développements ne se reproduisent.

Guinée-Bissau

Le 19 octobre, le chef de la diplomatie luxembourgeoise est arrivé à Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau, et y a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Mamadu Saliu Jaló Pires.

Jean Asselborn avec mamdu Saliu Jalo Pires, ministre des Affaires étrangères de Guinée-BissauLes ministres ont fait le point sur les relations bilatérales entre le Grand-Duché et la République de Guinée-Bissau et se sont félicités de l’excellence de celles-ci, en faisant notamment référence à la présence d’une communauté bissau-guinéenne au Grand-Duché. Dans le domaine de la coopération au développement, le Luxembourg a cofinancé des projets dans le domaine de la santé et des services sociaux de base à hauteur de 171.884 euros en 2011 à travers les activités d’organisations non-gouvernementales luxembourgeoises actives en Guinée-Bissau.

À cette occasion, le ministre Asselborn a expliqué que le Grand-Duché de Luxembourg tient à diversifier ses relations avec le continent africain et à les porter au-delà de la coopération au développement en incluant également un volet politique, économique et culturel. Le Luxembourg est engagé au niveau des Nations unies au sein de la commission de la consolidation de la paix, et, plus spécifiquement, est membre de la configuration Guinée-Bissau de la commission de la consolidation de la paix depuis juillet 2010. Le Luxembourg exerce également la présidence au sein de la configuration Guinée de la commission de la consolidation de la paix. Le ministre Asselborn a également noté que, dans le cadre du renforcement de ses relations avec les pays lusophones, le Luxembourg a désigné un envoyé spécial auprès de la communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et mené récemment une mission économique en Angola.

Le ministre Jaló Pires a ensuite donné des précisions sur les relations de la Guinée-Bissau avec, d’une part, l’Union européenne (UE), et d’autre part, avec les Nations unies (ONU). Ces deux organisations internationales sont présentes au pays et soutiennent les autorités locales dans leurs efforts visant à stabiliser le pays qui a longtemps souffert de troubles internes, notamment d’une lourde guerre civile entre 1998 et 1999, mais aussi de coups d’État.

Jean Asselborn avec Malan Bacai Sanha, président de la République de Guinée-BissauLes discussions se sont ensuite concentrées sur la situation interne du pays. Actuellement, le gouvernement bissau-guinéen mène une réforme importante du secteur de la sécurité, et plus spécifiquement de l’armée pour stabiliser le pays. Une autre priorité du gouvernement de Guinée-Bissau est la lutte contre le trafic de drogue, le pays souffrant actuellement du transit de drogues et stupéfiants en provenance de pays tiers et manquant de moyens pour contrôler ses frontières de manière à arrêter et poursuivre les trafiquants. Le pays doit également faire face au développement de la pêche illégale. Dans ce contexte, ainsi que dans la recherche de nouveaux projets de coopération en vue d’approfondir les relations bilatérales, les ministres ont discuté du lancement éventuel d’une coopération dans le domaine de la surveillance côtière qui pourrait soutenir les autorités bissau-guinéennes dans leurs efforts pour sécuriser leurs côtes. La lutte contre l’impunité représente un autre domaine prioritaire sur lequel le gouvernement se concentre actuellement, menant des efforts importants en ce qui concerne le renforcement de l’état de droit et la consolidation de l’administration du système judiciaire.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a également eu une rencontre avec le chef de la délégation de l’UE, Joaquin Gonzalez-Ducay, ainsi qu’avec les ambassadeurs européens résidant en Guinée-Bissau. Le ministre a eu un échange de vues sur la situation générale dans le pays ainsi que les progrès réalisés récemment en ce qui concerne la stabilisation, la réforme du secteur de sécurité et les travaux de l’Union européenne dans le pays. Plus particulièrement, Joaquin Gonzalez-Ducay a donné des explications sur les recommandations de l’UE et sur les avances de la mise en œuvre de celles-ci.

La délégation luxembourgeoise a en outre eu une entrevue avec le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Joseph Mutaboba. Ce dernier a expliqué les différents aspects de sa mission en Guinée-Bissau et a fait part de son appréciation de la situation actuelle dans le pays, notamment en ce qui concerne la réforme du secteur de sécurité.

Le 20 octobre, le Vice-Premier ministre luxembourgeois a rencontré le président de la République de Guinée-Bissau, Malan Bacai Sanha, ainsi que le Premier ministre, Carlos Gomes Junior. Les discussions ont porté plus particulièrement sur les relations de la Guinée-Bissau avec, d’un côté, l’Union européenne, et de l’autre, les Nations unies. En outre, le ministre a fait le point de la situation actuelle au sein de l’Union européenne dans le contexte de la crise financière et de la dette souveraine, notamment des pays membres de la zone euro. Le ministre Asselborn a surtout souligné l’importance du prochain Conseil européen qui aura lieu le 23 octobre à Bruxelles et se concentrera sur la gouvernance économique dans l’UE.


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