|
Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé au Conseil "Affaires étrangères" (CAE) de l’Union européenne (UE) le 1er décembre 2011 à Bruxelles.
Le Conseil a été précédé le 30 novembre d’un dîner de travail informel conjoint de la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité commune, Catherine Ashton, avec les 27 ministres des Affaires étrangères et les 27 ministres de la Défense.
À l’ordre du jour a figuré la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne. Les ministres ont finalisé leurs discussions sur les orientations et les capacités pour les opérations PSDC, dont notamment les missions EUNAVFOR Atalanta (lutte contre la piraterie dans la région de la Corne de l’Afrique) et Althéa en Bosnie, ainsi que sur les partenariats et la coopération de l’UE dans ce domaine avec des pays tiers ou encore avec l’OTAN. L’amélioration des structures existantes et l’efficacité des méthodes de travail ont également été abordées.
Le 1er décembre, les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont débuté leurs travaux dans le Conseil "Affaires étrangères" (CAE) qui a été présidé par Catherine Ashton.
En vue des discussions sur l’élargissement qui auront lieu au prochain Conseil "Affaires générales" (CAG) le 5 décembre, les ministres ont eu tout d’abord un échange de vues sur la situation dans les Balkans occidentaux, et plus particulièrement sur le dialogue entre le Kosovo et la Serbie, tout comme sur la situation en Bosnie-Herzégovine.
Les ministres se sont ensuite penchés sur la situation en Iran et ont fait un état des lieux suite à l’attaque contre l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran par des manifestants le 29 novembre. Les échanges ont porté également sur la situation interne en Iran, dont la situation des droits de l’Homme ainsi que sur le rapport du directeur de l’AIEA sur l’Iran, rapport qui fait apparaître clairement l’inquiétude de l’agence sur la question du programme nucléaire iranien. Le Conseil a réitéré sa préoccupation croissante concernant la nature du programme nucléaire iranien. Dans ce contexte, le Conseil a décidé d’élargir les sanctions existantes, imposant des mesures supplémentaires visant à affecter notamment le système financier, les secteurs des transports et de l’énergie, ainsi que des mesures à l’encontre du corps des gardiens de la révolution islamique. Le Conseil se réserve de renforcer encore les sanctions au cas où les autorités iraniennes continuent à ne pas respecter leurs obligations internationales.
La Haute Représentante a fait le point sur la situation du camp Ashraf, que les autorités irakiennes entendent fermer fin décembre. Les ministres ont exprimé leur intention de continuer à tout faire pour que les problèmes posés soient résolus dans des conditions acceptables, notamment en proche collaboration avec les Nations unies.
Les travaux du Conseil se sont également concentrés sur la situation actuelle dans le "voisinage méridional" de l’Union européenne, et plus particulièrement sur la Syrie, l’Éypte ainsi que le Yémen.
Pour ce qui est de la situation en Syrie, qui reste très préoccupante malgré les sanctions imposées par la Ligue arabe le 27 novembre et la décision de déployer une mission d’observation sur le terrain, le Conseil a étudié la mise en place de nouvelles mesures restrictives visant la capacité du régime à poursuivre sa répression brutale. Le Conseil a exprimé son soutien aux initiatives de la Ligue arabe, notamment au projet de déploiement d’observateurs civils ainsi que la décision d’imposer des sanctions économiques contre le régime syrien. Le Conseil a décidé de renforcer un large éventail de mesures restrictives de l'UE à l'encontre du régime syrien, afin de mettre à mal sa capacité à poursuivre la répression.
En ce qui concerne la situation en Égypte, le Conseil a étudié les derniers développements dans le pays suite aux élections parlementaires des 28 et 29 novembre 2011. Les ministres se sont également concentrés sur les relations de l’UE avec l’Égypte dans le contexte de la phase de transition dans le pays. Les ministres ont salué le bon déroulement des élections depuis le 28 novembre, mais ont exprimé leurs inquiétudes concernant la détérioration de la situation économique dans le pays et ont réitéré leur soutien à une Égypte démocratique, pluraliste et stable.
Au sujet de la situation au Yémen, le Conseil s’est félicité de la signature, le 23 novembre, de l'accord sur la transition politique et son mécanisme de mise en œuvre, suite à l’initiative du Conseil de coopération du Golfe. Le Conseil a appelé toutes les parties concernées à respecter les engagements pour un processus de transition pacifique et inclusif. Les ministres ont également étudié la mise en œuvre d’une assistance humanitaire ainsi que d’une aide au développement dont le pays a un urgent besoin.
Les ministres ont fait le point sur le processus de paix au Proche-Orient et plus précisément sur le processus de réconciliation inter-palestinienne.
Lors du déjeuner de travail, les ministres ont été rejoints par le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi. Les discussions se sont concentrés sur la situation actuelle en Syrie, des développements dans la région du Proche- et Moyen-Orient, ainsi que des moyens de renforcer les relations entre l’UE et la Ligue arabe.
 |
Pour en savoir plus ... |
 |
|