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Face à un environnement social, culturel, économique à la fois extrêmement divers et changeant, et aux exigences des universités, l’enseignement secondaire luxembourgeois, principalement conçu en 1968, doit s’adapter. Il y va de l’avenir des jeunes et de la cohésion sociale de notre pays.
Le but général de la réforme est de mieux préparer les jeunes aux études supérieures et à la vie d’adulte. Pour atteindre ce but, il est nécessaire de créer un meilleur encadrement et de permettre une orientation plus efficace aux classes inférieures et de développer chez les élèves des classes supérieures une vaste culture générale, tout en offrant une spécialisation progressive avec plus de choix. Pour ce faire, les lycées et leurs acteurs ont besoin d’un cadre clair, avec des responsabilités mieux définies et des procédures précisées.
Les prochaines étapes de concertation
Lors des consultations sur les documents préparatoires, qui se sont déroulées depuis mars 2010, le ministère a été à l’écoute des différents acteurs. Le 5 décembre 2011 a été publiée une proposition de texte de loi, dont la vocation est de fournir le cadre général de la réforme du lycée. Les nombreuses mesures d’application seront décrites dans des règlements grand-ducaux. Des propositions pour ces règlements, dont notamment celui sur les critères de promotion, seront soumises à l’avis des partenaires dès fin janvier 2012.
Le ministère s’engage à discuter l’ensemble des mesures proposées avec tous les partenaires. Les prochaines étapes comprennent donc une nouvelle phase d’échanges avec les enseignants, élèves, représentants des parents, institutions et associations représentatives du pays, …
Ce n’est qu’après ces consultations qu’un avant-projet de loi sera finalisé, puis soumis au Conseil de gouvernement et déposé à la Chambre des députés.
Les principales mesures proposées
Aux classes inférieures, le tutorat est une mesure phare pour accompagner les élèves. Il est complété par l’instauration d’un bloc 7e-6e: deux années continues pour atteindre les socles de compétences. Ceux-ci sont des savoirs, savoir-faire et attitudes que chaque élève doit nécessairement acquérir, tout en étant encouragé à atteindre un niveau avancé. Au cours de ces deux années et en classe de 5e, l’orientation est soigneusement préparée, en vue des choix de spécialisation à faire aux classes supérieures.
Aux classes supérieures, la spécialisation se fait progressivement, avec plus de flexibilité pour le choix de certaines disciplines ou le niveau des cours de langue.
L’enseignement secondaire général (ESG) comme l’enseignement secondaire technique (EST) sont organisés en deux grandes dominantes:
- à l’ESG: la dominante "lettres, arts et sciences humaines" et la dominante "sciences économiques et sciences naturelles",
- à l’EST: la dominante "commerce et communication" et la dominante "sciences et technologies".
En classe de 2e générale et technique, l’élève réalise un travail personnel. Grâce à ce travail, il montre qu’il a développé, de 7e en 2e, les compétences nécessaires et acquis les méthodes indispensables à sa réussite à l’université: gestion du temps, endurance, interdisciplinarité, critique des sources, …
Enfin, seule l’implication de tous les acteurs du lycée peut garantir le succès de ces mesures. Le ministère propose donc un cadre, dans lequel l’autonomie de chaque communauté scolaire pourra s’exercer. Il comprend notamment:
- le profil du lycée, lequel décrit ses particularités,
- le plan de développement scolaire, conçu sur 3 ans par le lycée et fixant des objectifs de qualité scolaire,
- la cellule de développement scolaire, équipe au sein de chaque lycée chargée de coordonner le plan de développement scolaire.
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