|
Le Premier ministre Jean-Claude Juncker a répondu le 14 décembre 2011 en séance plénière de la Chambre des députés à une question urgente du député Fernand Etgen concernant la position du gouvernement à l’égard de l’annonce des syndicats de ne pas participer à la prochaine réunion du Comité de coordination tripartite, fixée au 16 décembre 2011, au cas où les organisations patronales ne renonceraient pas à leurs revendications.
Le Premier ministre a tout d’abord indiqué qu’il a amplement discuté avec les organisations patronales et syndicales depuis le dernier rendez-vous de la Tripartite. "Ces discussions m’ont permis de déterminer les points sur lesquels on peut trouver un accord ainsi que les points sur lesquels on ne pourra pas s’accorder."
Selon le Premier ministre, les syndicats lui ont signalé qu’ils ont pu avancer dans les discussions avec le gouvernement, tandis que les organisations patronales "n’ont pas non plus déploré un manque de dialogue de la part du gouvernement". Soulignant que la situation actuelle ne le rend guère optimiste, Jean-Claude Juncker a estimé qu’il s’agit donc d’un conflit entre les syndicats et les organisations patronales.
Concernant les catalogues de revendications des uns et des autres, Jean-Claude Juncker a dit qu’il y a des éléments avec lesquels le gouvernement peut être d’accord ainsi que des éléments avec lesquels il ne peut pas être d’accord. En direction des syndicats, il a dit qu’aucune mesure ne pourra être retenue si elle se traduit par des dépenses budgétaires supplémentaires. Pour ce qui est des revendications des organisations patronales, comme l’accroissement de la flexibilité de certaines parties du droit du travail, le Premier ministre a noté qu’elles font l’objet de réflexion de la part du gouvernement. Une désindexation du salaire social minimum ne pourra par contre pas être retenue, a-t-il dit.
En conclusion, le Premier ministre a dit: "Si nous ne parvenons pas à nous réunir dans le cadre de la Tripartite, nous ne pouvons pas discuter de ces revendications. Mais avec ou sans Tripartite, les décisions seront prises cette semaine. S’il n’y a pas de Tripartite, le Conseil de gouvernement prendra vendredi matin les décisions qui doivent être prises dans l’intérêt du pays."
 |
Pour en savoir plus ... |
 |
|