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Le Cyber Security Board mis en place par le gouvernement en juillet 2011 a décidé, lors de sa réunion du 25 janvier 2011 sous la présidence du ministre des Médias et Communications, François Biltgen, de recommander au gouvernement de continuer à accélérer la mise en œuvre du plan d'action concernant la sensibilisation et la formation des agents de l'État. Une telle formation devra être suivie par tous les agents de l'État et elle sera dispensée dans le cadre de l'Institut national d'administration publique. Un groupe de travail est en train d'en élaborer les modalités pratiques.
Dans ce contexte, une attention particulière sera attachée à une formation adéquate des agents qui gèrent des banques de données sensibles. Le Board a en outre souligné que la formation des agents appelés à gérer et à traiter des données sensibles devrait être reconnue comme étant absolument prioritaire.
Par ailleurs, le Board insiste, dans ses propositions au gouvernement, sur l’importance d’une mise en œuvre conséquente de la politique de sécurité décrite dans le plan directeur de la mise en œuvre des technologies de l’information de l’État 2000-2014 dont le Centre des technologies de l’information de l'État est en charge.
Les membres du Board se sont prononcés pour une généralisation obligatoire du système de l’authentification forte pour les applications sensibles notamment via l’application LUXTRUST.
Il a aussi été retenu de procéder dans les plus brefs délais à une analyse de risques ayant pour objet d'identifier les banques de données qui nécessitent une protection particulière du fait qu'elles contiennent des données sensibles. Sur base de cette analyse, des recommandations pourront être prononcées, afin de prendre des mesures adéquates permettant un renforcement de leur sécurité. La Commission nationale pour la protection des données sera étroitement associée à cet exercice.
Les membres du Board se sont penchés aussi sur la protection des infrastructures critiques, sur lesquelles repose le bon fonctionnement du pays et dont la perturbation, la défaillance ou la destruction pourraient causer des dommages importants au pays. Le Conseil de gouvernement sera saisi en principe saisi d’un projet de loi ad hoc.
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