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Article d'actualité
Jean-Claude Juncker donne des précisions sur l’émission d’une obligation d’État d’un montant de 1 milliard d’euros
17-04-2012

Vers le niveau supérieur
Dans sa réponse à une question parlementaire du député Ben Fayot, le Premier ministre, ministre du Trésor, Jean-Claude Juncker, a expliqué en date du 17 avril 2012 pourquoi l’État luxembourgeois a opté, lors de l’émission d’une obligation d’État d’un montant de 1 milliard d’euros avec une maturité à 10 ans, pour un placement de l’emprunt auprès d’investisseurs institutionnels plutôt que de s’adresser directement aux institutions et personnes physiques du Grand-Duché.

Le financement au moindre coût, l’efficacité de l’émission et la nécessité de se constituer une base d’investisseurs sont les 3 considérations qui expliquent le choix du gouvernement, a signalé le Premier ministre.

Financement au moindre coût

En choisissant judicieusement le moment de l’émission de cette obligation, l'État luxembourgeois a bénéficié de la forte demande qui existe actuellement sur le marché des investisseurs institutionnels pour des titres de dette "souveraine" avec une notation AAA pour s'assurer un financement à long-terme (10 ans) à un taux d'intérêt bas (2,25%) en comparaison avec d'autres émetteurs souverains. Il est peu probable que des modes de financement alternatifs auraient permis à l'État de se financer à un taux d'intérêt comparable pour une maturité à long-terme, a estimé Jean-Claude Juncker.

Efficacité

De plus, l'émission d'un emprunt s'adressant à des investisseurs institutionnels nécessite une phase préparatoire et une période de souscription relativement courte, ce qui se répercute également sur les frais connexes liés à l'émission de l'emprunt. Le Premier ministre a ainsi expliqué que le "livre des commandes" a été clôturé dans ce cas-ci après moins de 2 heures et demie, alors que l’émission d’un emprunt "grand public" implique en général une période de souscription de 4 à 5 semaines.

Nécessité de se constituer une base d’investisseurs

Le Premier ministre et ministre du Trésor a enfin souligné que la situation actuelle des finances publiques et les perspectives à moyen-terme rendent nécessaire un financement des déficits par voie d'émission de dette publique à des intervalles réguliers. Or, malgré le fait que le Luxembourg bénéficie d'une notation AAA, le Luxembourg émet des volumes de dette publique qui, en niveau absolu, sont relativement faible. Par conséquent, la liquidité relativement faible de la dette publique luxembourgeoise constitue, aux yeux des investisseurs, un désavantage par rapport aux titres de dette publique émis par d'autres émetteurs souverains - et ceci malgré la notation AAA. Ce désavantage se traduit par un différentiel au niveau des taux d'intérêt en défaveur du Luxembourg. Afin de minimiser ce désavantage, il est relativement important de signaler aux investisseurs potentiels que le Luxembourg dispose d'une stratégie d'émission de dette publique à moyen-terme qui s'articule par le biais d'un instrument de dette spécifique, en l'occurrence l'émission régulière d'emprunts s'adressant à des investisseurs institutionnels. Le Premier ministre a signalé enfin que "ceci n'exclut pas le recours ponctuel à des instruments de dette alternatifs".



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