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Le 18 mai, Marie-Josée Jacobs, ministre de la Famille et de l’Intégration, a présenté le pacte jeunesse (2012-2014).
La crise économique et financière qui ébranle l’Europe touche aussi et surtout les jeunes, car ils sont dans une phase de leur vie où ils doivent trouver une place dans la société et sont particulièrement vulnérables à la situation socio-économique. C’est dans ce contexte que le gouvernement a arrêté le pacte jeunesse qui décrit l’ensemble de l’action politique du gouvernement en direction des jeunes pour les années 2012 à 2014.
Le pacte jeunesse, qui fait partie des mécanismes mis en place par la loi sur la jeunesse de 2008, regroupe des actions dans 5 domaines, à savoir
- les transitions vers le monde du travail : ces transitions constituent un élément-clé de toute politique de la jeunesse. Une bonne insertion sur le marché du travail conditionne en partie l’avenir des jeunes, cette question doit donc occuper une place centrale dans le pacte jeunesse.
- un bon départ dans la vie adulte : la fin de l’adolescence et la vie de jeune adulte contiennent des défis majeurs, fonder une famille, quitter le domicile familial. Le pacte jeunesse aborde ces défis.
- la santé et le bien-être des jeunes : le bien-être, dans toute sa complexité, physique, mentale, est une question importante durant l’adolescence.
- la participation des jeunes ; considérer les jeunes comme des acteurs qui doivent pouvoir contribuer à façonner la société est depuis toujours une composante centrale de la politique de la jeunesse.
- l’accompagnement scientifique de la politique de la jeunesse : selon la loi, la politique de la jeunesse est basée sur la connaissance des jeunes. C’est pourquoi le pacte jeunesse se penche sur cette question.
Le pacte jeunesse fut élaboré par le comité interministériel de la jeunesse, dont le rôle est de coordonner l’ensemble de la politique de la jeunesse du gouvernement. Les actions contenues dans le pacte jeunesse reflètent ainsi les priorités de l’ensemble des ministères concernés. C’est la première fois qu’on dispose d’une vue sur l’ensemble de la politique de la jeunesse du gouvernement luxembourgeois.
Le ministère de la Famille et de l’Intégration a édité le pacte jeunesse sous forme d’une brochure qui reprend l’ensemble du pacte. Une publication plus succincte permettra de sensibiliser le grand public à l’importance de la politique jeunesse. Un logo "Jugendpakt" permettra à l’ensemble des acteurs impliqués de renforcer la visibilité du pacte dans leurs actions. Toutes les informations peuvent également être obtenues sur www.jugendpakt.lu ou www.pactejeunesse.lu.
La loi jeunesse du 4 juillet 2008 met en place d’autres instruments importants pour la politique de la jeunesse. La présentation du pacte jeunesse est ainsi l’occasion de tirer un premier bilan de la mise en œuvre de la loi sur la jeunesse.
Christiane Meyers, chercheuse à l’Université du Luxembourg (UL), qui a réalisé sous la direction du professeur Helmut Willems le premier rapport national sur la situation de la jeunesse en 2010, expliqua dans son intervention le rôle et l’importance de la recherche jeunesse pour le développement de la politique de la jeunesse. La recherche dans le domaine de la jeunesse est établie au Luxembourg depuis une quinzaine d’années, d'abord par le Centre d’études sur la situation des jeunes dont l’activité fut reprise ensuite par l’UL. La recherche telle que développée par l'unité de recherche INSIDE de l’UL veut contribuer à une meilleure compréhension des conditions dans lesquels les jeunes grandissent au Luxembourg. Le rapport sur la jeunesse est un fruit de ce travail. D’un autre côté, l’UL est impliquée dans l’évaluation et la recherche appliquée aux questions de politique de la jeunesse. L’UL conçoit sa relation comme un partenariat critique et constructif avec la politique jeunesse et les acteurs qui travaillent en faveur des jeunes sur le terrain.
Sammy Wagner, président du parlement des jeunes mis en place par la loi jeunesse, souligna la réussite du parlement des jeunes. Deux ans et demi après le lancement, le parlement des jeunes est devenu un des projets phares en ce qui concerne la participation politique des jeunes au Luxembourg, comme le montrent le rôle du parlement des jeunes dans des dossiers comme la réforme de l’enseignement secondaire ou la réforme des pensions ou encore l’adoption de nombreuses résolutions sur des sujets divers qui intéressent les jeunes. De nombreux jeunes s'engagent chaque année dans l'intérêt des jeunes membres de notre société et essayent avec leurs prises de position de donner des impulsions aux responsables politiques.
Luc Ramponi, président du Conseil supérieur de la jeunesse, est revenu sur le rôle de ce Conseil supérieur comme organe de dialogue entre la société civile du secteur de la jeunesse et les décideurs politiques. La première mission du Conseil fut d’examiner le projet du pacte pour la jeunesse sur lequel il a formulé un avis complet, élaboré après consultation de ses membres. Depuis lors, le conseil a discuté de nombreux projets officiels concernant les jeunes pour formuler des avis y relatifs, comme la réforme ou de l’enseignement secondaire ou la réforme de la gouvernance de l’Université par exemple. Au-delà de son rôle comme interlocuteur du gouvernement pour les questions de politique de la jeunesse, le Conseil supérieur de la jeunesse s’est donné comme mission de soutenir les organisations de jeunesse dans leurs démarches de se faire entendre.
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