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Les 20 et 21 mai 2012, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a participé au 25e sommet des chefs d’État ou de gouvernement des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui s’est tenu à Chicago, aux États-Unis. Il était accompagné du Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, et du ministre de la Défense, Jean-Marie Halsdorf.
Les discussions entre les 28 États membres de l’OTAN ont été dominées par l’évolution de la stratégie en Afghanistan et le financement futur des forces de sécurité afghanes au-delà de 2014. Les chefs d’État ou de gouvernement ont réaffirmé leur détermination à mettre en œuvre la stratégie de transition qui prévoit le transfert graduel de la responsabilité de la sécurité des troupes de la Force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan (FIAS) aux forces de sécurité afghanes d’ici à 2014.
L’alliance euro-atlantique a toutefois réitéré son engagement à long terme en Afghanistan et notamment sa volonté de soutenir les forces afghanes afin qu’elles puissent assumer la sécurité du pays, une fois la transition achevée. L’objectif est de réorienter le soutien international vers un rôle de conseil, de formation et d’assistance des forces nationales de sécurité afghanes.
Ces sujets ont été abordés lors d’une réunion des Alliés à laquelle ont participé, outre le président afghan Hamid Karzaï, les pays contributeurs de la FIAS ainsi que les partenaires régionaux.
Le sommet de Chicago a également permis de poser les bases pour le développement des capacités de l’Alliance à l’horizon 2020 et au-delà dans le cadre du programme "Forces 2020". Le "paquet défense" a été approuvé par l’Alliance dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires et un environnement international en mutation. Il prévoit des dispositions comme la défense intelligente, basée notamment sur la spécialisation et la coopération multinationale, l’initiative des forces interconnectées ainsi que le paquet des onze capacités critiques, entériné lors du sommet de Lisbonne en 2010, qui articulent des mesures permettant d’optimiser l’utilisation des ressources consacrées à la sécurité. L’objectif est de fédérer des capacités afin de doter l'Alliance des capacités nécessaires pour assurer la sécurité collective à l’horizon 2020 et au-delà.
Les chefs d’État ou de gouvernement de l’Alliance atlantique réunis à Chicago ont également déclaré l’opérabilité d’une capacité intérimaire de défense anti-missiles. Cette capacité constitue la première étape vers une architecture de défense antimissile en vue de protéger les populations, le territoire et les forces des États membres de l’OTAN contre les menaces de la prolifération croissante des missiles balistiques.
Lors de son intervention, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a salué la nouvelle approche stratégique de l’OTAN, estimant qu’elle «permet aux différents membres de l’Alliance d’exprimer leur solidarité en fonction de leurs possibilités respectives.
Il a en outre annoncé la décision du Luxembourg de participer à "Baltic Air Policing", dont l’objectif est de défendre l’espace aérien au-dessus des pays baltes. Jean-Claude Juncker a estimé qu’il s’agissait d’un «bon exemple illustrant l’application concrète du concept de la smart defence».
Les Alliés ont également eu une rencontre avec un groupe de 13 partenaires qui apportent des contributions significatives à l’Alliance en vertu de ses aspirations. Les échanges ont porté sur les défis de sécurité communs et les enseignements tirés de cette coopération.
De son côté, Jean Asselborn a participé à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN avec leurs homologues de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie, du Monténégro et de l’ancienne République yougoslave de Macédoine. Ils ont eu un échange de vues sur l’orientation qu’a donné le sommet à l’Alliance et la façon dont ces quatre pays pourront resserrer leurs liens avec l’OTAN.
En marge de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, le ministre de la Défense, Jean-Marie Halsdorf, a signé, avec ses homologues allemands, espagnols et polonais, une lettre d’intention portant sur la coopération en vue du développement d’un pool commun d’avions de patrouille maritime.
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