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Étienne Schneider, ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, a assisté le 30 mai 2012 au Conseil des ministres de l’Économie européens à Bruxelles.
Le Conseil a surtout discuté de mesures pour améliorer la croissance de l’économie européenne.
En début de séance, les ministres ont adopté un programme de soutien aux petites et moyennes entreprises (PME). Ce programme permettra de cofinancer des prêts et l’octroi de garanties à des PME dans le cadre d’un crédit. Il permettra également de financer le European Enterprise Network (EEN), des bureaux d’aides aux entreprises, qui dispose à Luxembourg de deux antennes auprès de la Chambre de commerce et la Chambre des métiers. Un montant total de 2,5 milliards d’euros sera engagé pour la période 2014 à 2020
Par la suite, les ministres ont discuté de pistes permettant de mieux exploiter le marché intérieur pour stimuler la croissance.
La proposition de l’introduction d’une carte professionnelle européenne qui facilitera la reconnaissance des qualifications pour de nombreux métiers à travers les États membres a obtenu un large soutien. "Cette carte professionnelle est un grand pas en avant pour faciliter la mobilité des travailleurs qualifiés en Europe", a déclaré le ministre Étienne Schneider.
Les ministres ont également discuté de la directive relative aux marchés publics. La Commission européenne propose par exemple de recourir à la passation des marchés publics par voie électronique pour faciliter les transactions.
Au cours d’un déjeuner informel, Michel Barnier, commissaire européen, a proposé aux ministres de lancer à l’automne de nouvelles initiatives pour mieux tirer profit du marché intérieur de l’Union européenne.
Étienne Schneider a appelé la Commission européenne à revenir vers les clefs du succès de la mise en place du marché intérieur il y a 20 années par Jacques Delors. "Il nous faut des règles communes pour faciliter la vie tant de nos entreprises que de nos citoyens. Et pour ce faire, il faut se rappeler de la méthode des pères fondateurs du marché intérieur", a estimé le ministre. Les dispositions parfois divergentes entre les législations nationales des 27 États membres entravent souvent la croissance. Puisqu’il est impossible de tout harmoniser en Europe, Étienne Schneider a demandé à la Commission européenne d’avoir recours davantage aussi au "principe de reconnaissance mutuelle" entre États membres, en plus de l’harmonisation. Il a été soutenu par une série de ses homologues et ses propos ont suscité un grand intérêt auprès du commissaire Barnier.
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