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Lors de la conférence de presse du 24 janvier 2013, la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Mady Delvaux-Stehres, Daniel Tröhler, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Luxembourg, et Siggy Koenig, ancien administrateur général du ministère, ont présenté le premier bilan de la mise en œuvre de la réforme de l’École fondamentale de 2009.
Le rapport de l’Université combine une approche quantitative (enquête par questionnaire) et une approche qualitative (entretiens). Celui de Siggy Koenig s’appuie sur la lecture des publications diffusées par le ministère, la synthèse de rapports de réunion, d’enquêtes et de prises de position de syndicats et d’associations, ainsi que sur des entretiens individuels.
Les deux rapports couvrent chacun les aspects majeurs de la nouvelle École fondamentale: les changements pédagogiques, la structure organisationnelle, les mesures de soutien aux élèves, le plan de réussite scolaire, la formation continue des enseignants, etc. Ils analysent également les points de vue de l’ensemble des acteurs et partenaires scolaires: personnel enseignant et éducatif, parents, élèves, inspecteurs, équipes multi-professionnelles, instituteurs-ressources, présidents des comités d’école, communes, syndicats, …
À l’issue des interventions des deux rapporteurs, la ministre a tenu à exprimer sa satisfaction. En effet, les deux rapports témoignent du soutien des différents partenaires scolaires à la nécessité de la réforme et à ses grands principes. La ministre se réjouit que le dialogue parents/enseignants, le travail en équipe, le président du comité d’école, la formation continue, le plan de réussite scolaire soient appréciés et trouvent leur place dans la nouvelle École fondamentale.
La ministre est toutefois pleinement consciente des nombreuses réserves exprimées sur la mise en œuvre concrète des différentes mesures. C’est pourquoi dans les semaines et mois à venir, elle va se concerter avec tous les partenaires. Il s’agira d’identifier ensemble les ajustements permettamt d’améliorer prioritairement les cinq points suivants.
Les bilans intermédiaires
Le ministère réitère sa disposition à simplifier les bilans intermédiaires afin d’en améliorer la lisibilité et de réduire leur complexité. Il mettra en place un comité de travail composé de représentants des différents acteurs scolaires et associera étroitement l’Université du Luxembourg aux travaux d’adaptation.
La visibilité des connaissances dans le plan d’études
Le ministère confirme son intention de mettre en évidence, pour chaque socle de compétences défini dans le plan d’études, les connaissances indispensables à son acquisition.
Les procédures administratives
Les critiques à propos d’une charge administrative trop lourde sont récurrentes. Lors des échanges à venir, le ministère analysera en détail, avec les présidents des comités d’école et les coordinateurs de cycle, les besoins et les possibilités de simplification des procédures.
En 2012, le ministère a déjà réagi à la demande des enseignants en allégeant la procédure d’élaboration des plans de réussite scolaire.
Améliorer le fonctionnement des équipes multiprofessionnelles
Les deux rapports de bilan font ressortir la nécessité d’améliorer le fonctionnement des équipes multiprofessionnelles. Il s’agira de renforcer la présence et la disponibilité des équipes dans les écoles pour collaborer avec les enseignants dans la prise en charge des élèves.
La collaboration entre les écoles et les maisons relais
À partir de la rentrée 2013-2014, toutes les communes réaliseront un plan d’encadrement périscolaire (PEP). Celui-ci couvrira, selon les besoins, toutes les activités offertes aux enfants dans la commune: activités culturelles et sportives, activités d’apprentissage (études surveillées, aide aux devoirs à domicile, …), restauration, accueil avant et après les heures de classe, ... Un vade-mecum qui explicite les objectifs et donne des exemples de bonne pratique sera prochainement publié à l’intention des communes, des écoles et des structures d’accueil.
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