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Ce jeudi s’est achevée la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Europe qui s’est qualifiée, selon les dires du ministre helvétique des Affaires étrangères Joseph Deiss "par une compétence et un dynamisme tout particulier". Au cours de ce semestre la présidence s’est tout particulièrement efforcée à rechercher une meilleure collaboration entre les différentes institutions européennes, à augmenter de manière substantielle les moyens financiers mis à la disposition de la Cour européenne des droits de l’homme dont une réforme est par ailleurs en cours, à intensifier le dialogue interculturel, à donner une impulsion nouvelle au projet des itinéraires culturels et à développer un dialogue soutenu avec l’Assemblée parlementaire.

Lydie Polfer, le secrétaire général du Conseil de l’Europe Walter Schwimmer (dr.) et le représentant permanent du Luxembourg au Conseil de l'Europe Gérard Philipps
Un sommet pour répondre à l’évolution de l’architecture européenne
Construire une Europe sans clivages pour un continent démocratique, stable et toujours plus uni, telle est l’ambition affichée par le comité des ministres du Conseil de l’Europe qui a discuté les questions essentielles de l’actualité politique de la plus ancienne des institutions européennes. Les ministres se sont penchés sous la présidence de Lydie Polfer en particulier sur la préparation du troisième sommet du Conseil de l’Europe, les moyens pour garantir à long terme l’efficacité de la Cour européenne des droits de l’homme, la contribution de l’organisation strasbourgeoise à l’action internationale contre le terrorisme et finalement l’état de la candidature d’adhésion de la République fédérale de Yougoslavie.
Cette session ministérielle avait été précédée, par une réunion informelle au cours de laquelle les ministres ont discuté des priorités politiques futures du Conseil de l’Europe dans la perspective de la fin de son élargissement géographique. Ils ont également estimé important la tenue d’un troisième sommet du Conseil de l’Europe, probablement en 2004, pour définir une répartition cohérente des tâches et responsabilités des différentes institutions européennes et plus particulièrement au niveau de la défense des droits de l’homme où le Conseil de l’Europe a accumulé depuis plus de 50 ans une expérience et une compétence toute particulières qu’il convient de consolider.
Ouvrant le débat sur l’avenir de l’action du Conseil de l’Europe, Lydie Polfer a insisté que le rôle et les objectifs fondamentaux de l’organisation continuent de faire l’unanimité et que sa contribution à la construction européenne demeure essentielle. Cette constatation est particulièrement vraie dans les importants domaines de la consolidation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit à l’échelle du continent européen. Dans ce contexte et soucieuse de garantir à long terme l’efficacité de la Cour européenne des droits de l’homme, Lydie Polfer a souhaité que soient élaborés pour la prochaine session ministérielle un ensemble de propositions concrètes garantissant l’efficacité et la cohérence de cet instrument unique au service de 800 millions d’Européens.
S’agissant de la lutte contre le terrorisme, la ministre luxembourgeoise a rappelé que le Conseil de l’Europe a assumé dès l’automne 2001 ses responsabilités en explorant les différents axes où elle est à même d’apporter une réelle valeur ajoutée et plus particulièrement la coopération juridique, la sauvegarde des doits fondamentaux dans ce contexte particulièrement grave et la promotion du dialogue interculturel et inter-religieux. Au cours de leur session les ministres ont également réaffirmé leur condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et réitéré leur soutien à l’action du Conseil de l’Europe en faveur du rétablissement de l’état de droit, du respect des droits de l’homme et de la démocratie en république tchétchène.
Evoquant finalement la demande d’adhésion de la République fédérale de Yougoslavie, Lydie Polfer a estimé qu’il était du devoir de tous les responsables d’analyser cette candidature sous l’angle du respect des obligations les plus importantes souscrites par la RFY, y compris sa coopération avec le Tribunal international de La Haye. Dans ce contexte elle a rappelé l’échange de correspondances entre la présidence luxembourgeoise et le président Kostunica dans le but d’amener une clarification de la position yougoslave. Comme ses collègues la présidente du comité des ministres a regretté de devoir constater qu’actuellement les circonstances ne permettent pas encore d’envisager une invitation à la RFY d’adhérer au Conseil de l’Europe. Afin de satisfaire aux conditions posées tant par le comité des ministres que par l’Assemblée parlementaire Lydie Polfer a estimé que l’essentiel des responsabilités se situe du côté des autorités yougoslaves.
En marge de la session ministérielle le ministre roumain des Affaires étrangères Mircea Geoana a remis à Lydie Polfer les insignes de Grand Officier dans l’Ordre de l’Etoile de Roumanie en reconnaissance de son engagement à la tête du comité des ministres du Conseil de l’Europe au cours des derniers mois qui ont permis selon le ministre Geoana d’enregistrer des avancées considérables.
: Lydie Polfer, le Secrétaire général du Conseil de l’Europe Walter Schwimmer et le Représentant Permanent Gérard Philipps.
Communiqué par le ministère des Affaires étrangères
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