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D’après les statistiques d’Eurotransplant, organisme européen qui gère les échanges d’organes entre les pays Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Slovénie et Croatie, c.-à-d. une population de 123 millions d’habitants, plus de 16.000 personnes étaient inscrites en 2006 sur les listes d’attente en vue d’une transplantation d’organe.
Il aurait donc fallu 132 organes par million d’habitants pour couvrir les besoins. Or, seulement 58 organes ont pu être effectivement trouvés et transplantés.
Chaque jour, l’attente continue pour ces femmes et ces hommes dont un organe, au stade terminal d’une maladie, est devenu défaillant. Des journées d’angoisse, à lutter contre la maladie et la mort, et souvent des traitements lourds à supporter. Des journées pleines d’espoir aussi, lorsqu’un donneur potentiel est trouvé et que les tests d’immunocompatibilité ont été favorables. Alors la greffe peut être organisée et le patient en attente de greffe pourra revivre. Ceci, grâce au don d’une personne anonyme décédée, qui, de son vivant, s’est déclarée favorable au don d’organes, et a inscrit sa volonté sur son passeport de vie qu’elle portait sur elle au moment de son décès.
Ceci, grâce aussi aux familles des donneurs décédés, qui, en absence d’une volonté clairement affichée du défunt, ne se sont pas opposées au prélèvement, malgré le choc émotionnel crée par la disparition de l’être cher.
Au Luxembourg, au 31.12.2007, 10 personnes attendaient un rein, deux reins provenant de donneurs décédés luxembourgeois ont pu être greffés en 2007.
Nous voyons donc que malgré notre législation favorable sur le consentement présumé, qui préconise que les organes ou tissus peuvent être prélevés sur toute personne décédée ayant eu son dernier domicile légal au Luxembourg, et n’ayant pas, de son vivant, fait connaître par écrit, son refus à un tel prélèvement; malgré cette présomption de solidarité inscrite dans la loi donc, le nombre d’organes disponible ne suffit pas par rapport au chiffre élevé de receveurs d’organes potentiels.
Avec cette campagne nous voulons rappeler que le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité qui peut sauver des vies.
Toute décision personnelle en matière de don d’organes est et sera respectée. C’est pourquoi il est essentiel de faire connaître sa volonté, et d’en parler à ses proches. L’adoption de la nouvelle carte de donneur d’organes, également appelée "passeport de vie", l’inscription de votre volonté sur ce passeport, faciliteront largement le travail des équipes médicales et soignantes, sachant que la procédure de prélèvement et de transplantation d’un organe est une opération délicate et souvent une course contre la montre.
Le fait de porter votre passeport de vie sur vous évitera également à vos proches d’être confrontés à la lourde charge émotionnelle de devoir prendre une décision à votre place lors d’une situation de décès éventuelle, souvent inattendue et difficile.
Voulez-vous aider quelqu’un à vivre après votre mort? Alors adoptez le "passeport de vie", car le don d’organes, c’est un don de vie!
(communiqué par le ministère de la Santé)
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