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En 1999, le ministre de la Santé avait chargé le coordinateur national "drogues" de dresser les priorités en matière de lutte anti-drogue qui furent matérialisées ensuite dans le premier plan d’action de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2000-2004.
Les enseignements tirés de ce premier plan d’action 2000-2004 et les données fournies par le dispositif national de monitoring épidémiologique de l’usage problématique de drogues (RELIS) ont permis de dégager les champs d’intervention prioritaires pour le futur et constituaient les fondements pour l’élaboration de la stratégie et du plan d’action en matière de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2005-2009. Celui-ci s’appuie par ailleurs sur le cadre général posé par le programme gouvernemental de 2004 et les éléments pertinents issus des traités UE et CE, de la stratégie antidrogues 2005-2012 et du plan d’action drogue 2005-2008 de l’UE qui a été élaboré et adopté sous Présidence luxembourgeoise.
L’objectif général de la stratégie et du plan d’action nationaux 2005-2009 est de contribuer à atteindre un niveau élevé de protection en termes de santé publique, de sécurité publique et de cohésion sociale. Pour atteindre cet objectif le plan d’action s’appuie prioritairement sur deux piliers; à savoir la réduction de la demande et la réduction de l’offre ainsi que sur quatre axes transversaux: la réduction des risques, dommages et nuisances, la recherche et l’information, les relations internationales et finalement les mécanismes de coordination. Aussi, l’élaboration du plan d’action s’est appuyée sur une concertation multilatérale incluant tant les acteurs du terrain que les experts nationaux et les ministères concernés.
Le plan d’action, qui compte 43 actions transpiliers, situe clairement le cadre temporel dans lequel les mesures retenues s’inscrivent, les moyens budgétaires à mobiliser et les acteurs impliqués dans l’exécution et le suivi des actions. Toutes ces mesures s’inscrivent dans la continuité, la multidisciplinarité et la complémentarité et leur implantation tient compte des besoins en matière de décentralisation aux niveaux local et régional.
Tel que prévu par le plan 2005-2009, le "Groupe interministériel toxicomanies" (GIT) fut mandaté par le ministre de la Santé de procéder au bilan intermédiaire de l’état d’exécution des actions visées. Le GIT a clôturé ses travaux en décembre 2007 ce qui a permis d’adopter la version finale du bilan en début 2008.
Sommairement, on retiendra que 82% des actions retenues sont en cours dans les délais ou sont déjà accomplies alors que l’on se situe seulement à mi-chemin de la durée effective du plan. 13% des actions sont en cours hors délais ou ont été accomplies bien qu’avec un certain retard. 7% des mesures ont du être mises en suspens pour des raisons budgétaires ou autres. Il convient de préciser que les délais observés ne sont pas d’ordre conceptuel et attribuables aux gestionnaires des projets en question. Ils sont dus d’une part aux retards au niveau de l’octroi des autorisations de bâtir (e.g. relocalisation du Centre TOX-IN) et de la nécessité d’intégrer les enseignements de certains projets novateurs dans la planification d’autres projets (e.g. Programme de distribution contrôlée d’héroïne).
Outre les efforts déployés par la totalité des acteurs impliqués, le bilan à ce jour positif est également à mettre en relation avec l’augmentation considérable des moyens budgétaires mobilisés en matière de lutte contre la toxicomanie. À titre d’exemple, on retient une hausse de 224% du budget investi par le ministère de la Santé dans les mesures de la réduction de la demande de drogues entre 2000 et 2007. L’ensemble de ces acquis permet aujourd’hui de tirer un bilan encourageant de l’état d’exécution du plan d’action national qui, en fin de parcours, sera soumis à une évaluation finale qui devra permettre d’avancer dans la continuité et la cohérence.
(communiqué par le ministère de la Santé)
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