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Le rôle de la famille et des proches, ceux que nous avons pris l’habitude d’appeler les aidants informels est d’une importance fondamentale dans la prise en charge des personnes dépendantes à domicile et surtout des personnes démentes.
À l’heure actuelle, près de 20% des bénéficiaires de l’assurance dépendance sont des personnes dont la cause principale de la dépendance est une démence. Ceci représente environ 1.900 personnes. Parmi celles-ci, 35% vivent au sein de leur famille, soit près de 700 personnes. Ces personnes réclament beaucoup de soins, d’attention et de patience. Les aidants informels intervenant dans l’assurance dépendance sont pour 70% des femmes dont l’âge se situe entre 40 et 60 ans.
Par les prestations qu’elle accorde, l’assurance dépendance permet à chaque personne dépendante de rester dans son milieu familial aussi longtemps que possible. L’assurance dépendance n’ignore cependant pas que cette possibilité présente des limites et que l’hébergement en établissement d’aides et de soins s’avère pour de nombreuses personnes, la seule solution possible.
L’assurance dépendance a favorisé, d’une façon qui ne connaît pas de précédent, le développement des réseaux d’aides et de soins à domicile. En plus de cette accessibilité des services professionnels, elle a voulu également reconnaître la valeur incomparable du travail de l’aidant informel en accordant à la personne dépendante la possibilité de transformer une partie des prestations accordées en une somme d’argent, destinée à honorer l’aidant informel pour les soins qu’il apporte. En analysant la répartition des prestations, on constate que les personnes choisissent, de plus en plus, de combiner l’aide de l’aidant informel avec l’aide d’un réseau d’aides et de soins. En 2001, le choix de la seule prestation en espèces représentait 49%. La prestation combinée était choisie par seulement 39% des bénéficiaires. Actuellement, la proportion des bénéficiaires qui choisissent de combiner les prestations en nature et en espèces représente 51% des bénéficiaires de prestations à domicile. Ce choix témoigne de la volonté des personnes dépendantes et de leur entourage de se procurer des soins d’une qualité optimale.
Pour les personnes dépendantes, principalement pour les personnes atteintes de démence, l’assurance dépendance prévoit aussi, lorsque ces personnes sont à domicile, la prise en charge en centres de jour psycho-gériatriques ou la possibilité d’une garde à domicile. Ceci permet à la fois à la personne d’être encadrée par du personnel de qualité et autorise l’aidant informel à s’accorder du répit dans sa tâche. Avec l’introduction de l’assurance dépendance, les centres psycho-gériatriques se sont développés de façon exceptionnelle. En 1998, on comptait trois centres pour l’ensemble du pays. Ils sont actuellement au nombre de 30.
N’oublions pas non plus l’aide qui peut être accordée à l’aidant informel sous forme de conseils. Ces conseils, apportés par des professionnels, sont pris en charge par l’assurance dépendance. Ils ont pour objectif d’enseigner à l’aidant informel, les meilleures façons d’aider la personne dépendante. Ils ont aussi pour objectif d’aider l’aidant informel à vivre avec la personne malade.
Enfin, l’assurance dépendance prévoit la possibilité de prendre en charge la cotisation à l’assurance pension de l’aidant informel. Les formalités à remplir pour obtenir cette prise en charge sont des plus simples. Elles sont expliquées à la personne dépendante et à son entourage lors de l’évaluation. Des renseignements supplémentaires peuvent aussi être obtenus auprès de la Cellule d’évaluation et d’orientation ainsi qu’auprès de l’Union des caisses de maladie.
(communiqué par le ministère de la Sécurité sociale)
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