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Fernand Boden et Octavie Modert ont participé à la réunion informelle des ministres de l’Agriculture qui s’est tenue à Annecy du 21 au 23 septembre 2008 sur invitation de Michel Barnier, ministre français de l’Agriculture.
Lors de la réunion de travail, les ministres et Mariann Fischer Boel, commissaire européenne responsable de l’Agriculture, ont eu un échange de vues, basé sur un document de travail élaboré par la Présidence française et intitulé: "Comment préparer au mieux la PAC du futur". Lors de son intervention, Fernand Boden a partagé le constat de Michel Barnier "qu’il est important d’entamer dès maintenant les discussions afin de préparer la PAC aux défis de demain et de fournir au secteur les instruments qui lui permettront de faire face à ces défis, mais également de saisir les opportunités qui se présentent dans le contexte notamment d’une population mondiale toujours en forte croissance".
Fernand Boden a notamment été d’avis que dans le contexte d’une plus grande instabilité des prix, des instruments capables d’agir en cas de déséquilibres conjoncturels et temporaires des marchés, seraient nécessaires aussi à l’avenir.
Par ailleurs, Fernand Boden a souligné que "le défi alimentaire est particulièrement important, tant au niveau de l’Union qu’au niveau mondial et qu’il convient d’encourager le maintien et le développement d’exploitations agricoles performantes et capables de répondre aux exigences en matière de qualité, d’utilisation des ressources et de protection de l’environnement".
En ce qui concerne le défi environnemental, Fernand Boden a considéré que l’agriculture européenne a fait des efforts importants au cours de la dernière décennie par des programmes à participation volontaire de la part des agriculteurs et par l’établissement et la mise en œuvre de règles contraignantes de base dont le niveau est élevé. Il faudrait poursuivre cette approche double à l’avenir et y associer la recherche appliquée afin de maintenir un niveau de productivité élevé de l’agriculture européenne.
L’Union impose à ses agriculteurs des exigences élevées en matière sanitaire, environnementale et de bien-être des animaux notamment.
Étant donné que ces choix de société constituent et créent des coûts supplémentaires pour les producteurs de l’Union par rapport à d’autres acteurs sur les marchés, l’Union ne peut pas, selon Fernand Boden, «renoncer, dans les conditions actuelles, à compenser nos agriculteurs pour ces exigences plus élevées. Ceci d’autant plus que les conditions pour les traduire dans des règles commerciales équitables ne me semblent pas réunies».
Finalement, Fernand Boden a considéré que face à la volatilité des marchés et face à l’accroissement des risques sanitaires, phytosanitaires et climatiques, des systèmes d’assurance peuvent être utiles et méritent d’être cofinancés au niveau de l’Union.
À noter finalement que Fernand Boden et Octavie Modert ont participé, ensemble avec les autres ministres, à une conférence concernant les maladies émergentes.
(communiqué par le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural)
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