|
En date du 25 août 2008, Lucien Lux, ministre de l’Environnement, a accordé l’autorisation à la S.A. SOTEL pour la mise en œuvre d’une conduite haute tension SOTEL-Moulaine, ceci en vertu de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles
Il convient de rappeler en premier lieu dans ce contexte que le ministre de l’Environnement avait refusé un premier projet qui contrairement au projet autorisé le 25 août 2008 prévoyait l’installation de pylônes avec une conduite aérienne sur pratiquement l’ensemble du tracé.
Le projet autorisé sera mis en souterrain sur l’ensemble du tracé lequel aura été choisi de façon à suivre majoritairement des chemins existants et en tout cas de façon à réduire l’impact à néant et pour le paysage et pour les habitats et espaces-habitats présents sur le site. Aussi, la longueur du tracé retenue a-t-elle pu être réduite par rapport au projet initial.
Le ministre de l’Environnement réfute la position de Greenpeace comme quoi il n’aurait pas dû accorder son autorisation au motif que l’étude d’impact jointe au dossier d’autorisation serait gravement défaillante.
La nouvelle étude d’impact jointe au dossier d’autorisation pour la ligne souterraine a tenu compte des remarques du ministre de l’Environnement formulées dans sa première décision négative, laquelle avait mis en exergue certaines déficiences au niveau notamment de l’analyse des espaces-cibles des zones "Habitats" touchées par le projet.
Les conclusions de l’étude d’impact sont claires en ce que tout impact au sens de l’article 12 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 est exclu. L’analyse du dossier par les services du ministère de l’Environnement a pu conforter cette position.
La loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ne prévoit pas d’enquête publique spécifique pour ce genre de projet.
Vouloir insinuer, comme le fait Greenpeace dans un communiqué de presse, que le ministre de l’Environnement aurait délibérément pris la décision "au cours de l’été", ne répond certainement pas à l’intention de celui-ci alors qu’il avait informé les communes et les ONG concernées de sa position.
Finalement, il y a lieu de relever que les considérations mises en avant par Greenpeace dans le contexte de la politique énergétique luxembourgeoise et communautaire, fussent-elles partagées ou non par le ministre de l’Environnement, restent étrangères aux critères d’appréciation auxquels le ministre de l’Environnement est lié par la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles.
(communiqué par le ministère de l'Environnement)
|