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Les ministres chargés des affaires spatiales au sein des 18 États membres que compte désormais l'Agence spatiale européenne (ESA), après l’adhésion récente de la République tchèque, se sont réunis les 25 et 26 novembre à La Haye (Pays-Bas) pour définir la contribution de l’agence à la mise en œuvre de la politique spatiale européenne.
Cette session du conseil de l'ESA au niveau ministériel se déroule dans un contexte exceptionnellement favorable au secteur spatial européen. Non seulement l'ESA s'est affirmée comme un acteur mondial de premier plan en même temps qu'un partenaire fiable de la coopération internationale en matière spatiale: avec le lancement réussi du laboratoire Columbus à destination de la Station spatiale internationale (ISS), elle est devenue partenaire à part entière de l'ISS; de plus, elle a élargi le champ d'action de la science spatiale et rétabli la suprématie d'Ariane sur le marché mondial des lancements commerciaux.
De leur côté, les programmes spatiaux nationaux, souvent conçus pour compléter les activités de l'ESA, servent les intérêts de l'Europe dans son ensemble, notamment en ce qui concerne la science et l'observation de la terre. En outre, l'UE contribue désormais de façon déterminante, aux côtés de l'ESA et des États membres, à conforter l'Europe dans son statut d’acteur important en matière spatiale en créant et en cofinançant des services publics basés sur le spatial, comme le système mondial de localisation par satellite Galileo, et en pilotant le programme GMES de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité, en réponse aux besoins des citoyens européens.
En se fondant sur ces acquis, le conseil de l'ESA réuni au niveau ministériel à La Haye a établi des priorités pour un ensemble de programmes, d’une valeur totale de 10,4 milliards d’euros permettant au secteur spatial de contribuer au rôle croissant de l'Europe sur le plan mondial. Ces activités sont notamment censées renforcer les bénéfices de l'Espace pour la société et l'économie de la connaissance en stimulant l'innovation, la créativité et la croissance ainsi que promouvoir le développement de nouveaux produits et services utiles au quotidien, donnant lieu à des activités visant à la fois des applications spatiales au service des politiques publiques, des entreprises et des citoyens européens.
Dans son intervention, la secrétaire d’État à la Recherche, Octavie Modert, a salué l’orientation des activités de l’agence axées sur les applications spatiales visant à faciliter la vie quotidienne. Considérant le manque notoire de ressources humaines, elle a également appelé de ses vœux un effort en vue de motiver les jeunes à s’orienter davantage vers des carrières scientifiques et techniques.
Lors de ce conseil ministériel, le Luxembourg a confirmé sa participation aux programmes de l’agence ayant trait aux télécommunications et au développement technologique; cette participation constitue une part importante du Plan d’action national en matière de sciences et technologies spatiales, dont la mise en œuvre a récemment été décidée par le Conseil de gouvernement.
(communiqué par le ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche)
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