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Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle propose une nouvelle démarche pour l’orientation des élèves en classe de 9e de l'enseignement secondaire technique. Le document de proposition a été envoyé au début du mois de décembre pour avis à tous les partenaires scolaires concernés.
Le passage de 9e en 10e est une charnière importante dans le parcours scolaire de chaque jeune. C’est le moment où il fait, ensemble avec ses parents et son école, le choix de la formation qu’il entamera. La nouvelle procédure permettra une orientation plus nuancée et plus ciblée de l’élève en fonction de la formation visée, grâce à un profil de compétences individualisé élaboré en mathématiques et en langues. Elle contribuera ainsi à réduire les nombreux échecs actuellement constatés en classe de 10e.
S’assurer que l’élève possède les compétences nécessaires pour réussir
Actuellement, l’orientation se fonde sur les notes moyennes annuelles que l’élève obtient dans les différentes branches. Ce système présente un grand inconvénient: il considère le résultat global pour une branche, mais ne prend pas en compte les capacités spécifiques dans les différents domaines de compétences de cette branche. Ainsi, dans le cas d'une langue, un élève peut être excellent à l'oral et faible à écrit, ou le contraire. L’orientation devra tenir compte de cette différence. Par exemple, pour la division administrative et commerciale, de bonnes compétences à l’écrit sont indispensables, tandis que, pour devenir vendeur, il faut avant tout savoir écouter et parler. Un raisonnement analogue est fait pour l'accès à des formations qui exigent des compétences spécifiques en mathématiques.
L’école doit s’assurer que l’élève qui s'engage dans une formation possède les compétences essentielles dont il a besoin pour la réussir. Pour répondre à cet objectif, la nouvelle procédure d’orientation repose essentiellement sur 3 piliers:
Un profil de compétences individualisé pour chaque élève
La nouvelle procédure se fonde sur les compétences de l’élève dans chacun des domaines de compétence qui composent une branche. Par exemple, en langues, ces domaines sont l’expression écrite, l’expression orale, la compréhension écrite et la compréhension orale. Le jugement plus précis des capacités de l’élève permettra, à lui-même comme à ses enseignants, de mieux apprécier son aptitude à suivre et à réussir telle ou telle formation.
Des niveaux d'admission pour chaque formation
Pour chaque voie de formation du cycle moyen de l’enseignement secondaire technique sont fixés des niveaux d’admission que l’élève doit atteindre pour être admis à la formation envisagée. À la fin de la classe de 9e, le conseil de classe compare le profil des compétences de l'élève aux niveaux exigés pour une formation. Si l’élève atteint ces niveaux ou s’il fait mieux, il sera admis à la formation visée. Si l’élève n’atteint pas les niveaux exigés, les parents pourront demander que leur enfant soit autorisé à passer une épreuve complémentaire. Cette épreuve, qui sera élaborée au niveau national, aura lieu au mois de juillet.
Des exigences différenciées en langues selon la formation choisie
Parmi les formations offertes à l’enseignement secondaire technique, certaines sont non spécialisées en langues, tandis que pour d’autres, des compétences plus poussées en langues, que ce soit à l’écrit ou à l’oral, sont nécessaires.
Pour les formations non spécialisées en langues, les exigences ne sont pas identiques pour l’allemand et pour le français. La nouvelle procédure introduit le principe que l’élève doit posséder des compétences avancées dans l’une des deux langues - soit l’allemand, soit le français, - tandis qu’il lui suffit d’atteindre un niveau moins élevé dans l’autre langue. Ce principe permet d’exiger de chaque élève des compétences bien définies dans les deux langues de l’école.
Pour les formations administratives et commerciales et les formations hôtelières et touristiques, les exigences dans les différents domaines de compétences sont plus élevées, tant pour l’allemand que pour le français.
Le Cadre européen commun de référence pour les langues et le document cadre luxembourgeois Bildungsstandards Sprachen
Par souci de transparence au niveau international, les niveaux exigés en langue sont exprimés en fonction des échelles du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR), établi par le Conseil de l'Europe. Dans l'enseignement luxembourgeois, les programmes d'études et les critères d'évaluation sont élaborés par les Commissions nationales des programmes et reposent sur le document cadre Bildungsstandards Sprachen. Pour définir le profil des compétences d'un élève, les niveaux fixés dans les Bildungsstandards Sprachen seront reliés aux niveaux du CECR.
Introduction progressive de la nouvelle procédure jusqu’en 2011
La nouvelle procédure d’orientation proposée par le ministère est actuellement mise en consultation auprès des lycées et des représentations des enseignants, des élèves et des parents.
Ce document fait des propositions pour la procédure et les niveaux d’admission exigés en langues allemande, française, anglaise et en mathématiques pour l’accès aux différentes formations. Pour les autres branches, les niveaux seront fixés lorsque l’approche par compétences aura été implémentée au cycle inférieur.
À partir du moment où les niveaux d’admission seront définitivement arrêtés, il appartiendra aux commissions nationales des programmes de préciser les contenus et les tâches qui figureront au programme des classes concernées.
L’introduction de la nouvelle procédure d’orientation se fera de manière progressive. La mise en œuvre définitive est prévue pour l’année scolaire 2011-2012.
(communiqué par le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle)
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