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Les images retransmises de Gaza sont horribles. Les pertes de vies humaines après deux vagues d’attaques israéliennes dépassent le nombre de 200. Il est vrai que le Hamas a brisé le cessez-le-feu. Il est vrai que des dizaines de roquettes Quassam ont été lancées ces derniers jours sur Israël depuis le territoire de Gaza. Mais il est surtout vrai que la riposte israélienne est non seulement disproportionnée, mais également fondée sur le principe de la punition collective.
Les États arabes, tous, veulent la paix avec Israël. Pour eux, l’esprit du processus d’Annapolis est toujours bien vivant. Si le Hamas entend briser cet élan, le peuple de Gaza dans son ensemble n’en saurait être l’otage, ni la victime.
En tant qu’un des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, j’en appelle à la conscience politique et au sentiment humanitaire d’Israël d’arrêter sans tarder les opérations militaires.
Il va de soi que les pays arabes devront s’investir sans délai et avec force pour éviter que les destructeurs du processus de paix, et notamment le Hamas à Gaza, puissent avoir une emprise si négative sur la situation actuelle.
La sécurité d’Israël, sa survie, sa prospérité durable, et je le dis en tant qu’ami d’Israël, est fonction de la création d’un État palestinien vivant côte à côte avec Israël. Bombarder une partie de cet État palestinien hébergeant un million et demi d’hommes et de femmes, vivant depuis des années dans la misère et l’indignité, éloignera pour des décennies l’espoir de paix.
Le gouvernement luxembourgeois soutient avec instance la Présidence française de l'Union européenne qui demande de part et d'autre une trêve immédiate des opérations militaires.
Jean Asselborn
(communiqué par le ministère des Affaires étrangères)
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