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Le ministre de l’Intérieur et à la Grande Région, qui est aussi le ministre de tutelle de la Police, a rendu visite à différents services de police de la circonscription régionale de la police à Esch, qui couvre le sud du pays et qui est dirigée par le 1Comdiv Dony Donven.
Cette circonscription est, en termes de démographie, avec plus ou moins un tiers de la population nationale résidente (quelques 160.000 citoyens) la plus importante du pays.
Il a annoncé, pour les mois prochains, sa visite à toutes les unités et services de la police grand-ducale.
"Ces contacts avec les gens du terrain me donnent l’opportunité de mieux comprendre les défis qui se posent au quotidien. Ceci me semble très utile pour décider des meilleurs choix politiques, en connaissance de cause", a affirmé le ministre.
À Esch, Jean-Marie Halsdorf s’est entretenu avec les membres de la direction régionale, le personnel du Centre d’intervention principal et tous les chefs des différents services et unités de la circonscription, avant de se rendre à Dudelange, pour s’y informer sur le fonctionnement du projet pilote CPI, qui n’est rien d’autre qu’un regroupement du Centre d’intervention secondaire et du Commissariat de proximité.
Une quarantaine de policiers y travaillent pour l’instant, sous le commandement du Comch Marc Watry et de ses deux adjoints Guy Loullingen et Norman Grein.
Depuis le lancement de ce projet, le service d’intervention et le service de proximité, qui sont logés géographiquement à la même enseigne, travaillent en étroite collaboration sous un même commandement.
"Nous optons pour cette approche intégrée, parce qu’en premier lieu elle permet d’offrir un service de meilleure qualité au public et que par ailleurs elle permet d’organiser et de coordonner le travail de façon plus efficace, dans de meilleures conditions pour les policiers", précise le ministre Halsdorf qui, tout en étant pleinement satisfait du déroulement du projet, souligne que la décision finale (et législative) ne sera prise qu’après une évaluation et une analyse approfondie du projet, vers la mi 2010.
L’idée de cette optimisation des structures est aussi formulée dans un audit élaboré par l’Inspection générale de la police en 2007.
Le CPI garantit une présence physique de la police (à Dudelange du lundi au samedi entre 08.00 et midi et entre 14.00 et 18.00 heures), l’intervention urgente étant bien sûr garantie 24/7. La police est donc plus disponible et surtout plus accessible que jamais.
"Nous pouvons mieux garantir la continuité du service public", dit le ministre de la police, "puisque la nouvelle organisation prend en compte les requêtes et desiderata des autres Commissariats de proximité qui sont couverts par l’intervention de Dudelange".
Il s’agit des CP de Roeser et de Bettembourg, qui renouent ainsi des contacts de coordination plus intenses avec leur CPI. Ceci permet une meilleure couverture et une meilleure prise en charge de la sécurité publique, au niveau de la police administrative et de la police judiciaire, sur leur territoire de compétence.
Le concept du CPI engendre finalement une nette amélioration du contact de l’autorité communale avec la police, dans la mesure où le maire a désormais une seule adresse pour adresser ses doléances, suggestions et questions, en l’occurrence le chef du CPI ou le chef de "son" commissariat de proximité, qui est désormais en liaison plus directe et plus étroite avec le CPI.
À noter que ni le CPI, ni le CP sont des éléments isolés. Ils peuvent selon leurs besoins recourir à l’appui des services régionaux spécialisés, comme le SREC (section de recherche et d’enquête criminelle), la Police régionale de la route ou du Service régional de police spéciale.
Le cas échéant, si les moyens régionaux ne suffisent plus, il existe un deuxième seuil d’appui au niveau national.
Actuellement d’autres projets pilote CPI fonctionnent à Differdange, Remich, Grevenmacher, Echternach, Capellen, Redange, Troisvierges, Wiltz et Diekirch.
(communiqué par le ministère de l’Intérieur et à la Grande Région)
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