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Le 1er mars 2011, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, s’est rendu à Genève pour participer à la 16e session du Conseil des droits de l’Homme.
Le Vice-Premier ministre a prononcé un discours au palais des nations sur les avancées constatées en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme, mais également sur l’ampleur des défis que le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies doit relever au cours des prochaines années dans ce domaine.
Concernant l’actualité politique internationale, le ministre a abordé notamment la situation en Libye, ainsi que celle dans plusieurs autres pays arabes suite aux événements récents qui y ont eu lieu. À ce sujet, il s’est félicité de ces développements historiques portés par des aspirations fondées sur les valeurs de la démocratie, de la liberté, de la justice sociale et du respect des droits de l’homme.
Il a mis en garde devant une "trahison" de cette révolution pacifique et a ainsi plaidé pour une construction, de manière inclusive et démocratique, de structures et d’institutions politiques permettant de traduire les demandes légitimes des peuples en de nouvelles constitutions et de nouvelles politiques menées par de nouveaux gouvernements.
"Pour répondre à ces exigences démocratiques, la voie à suivre est celle du dialogue avec toutes les forces politiques, celle de la réforme politique à mener dans le plein respect des droits de l’homme. A commencer par l’organisation d’élections libres et honnêtes", a souligné le ministre, tout en appelant les membres du Conseil à accompagner et appuyer de tels processus y compris en renforçant la coopération sur les plans politique, économique et sociale.
Le chef de la diplomatie a ensuite cité plusieurs cas précis où, selon lui, une intervention du conseil lui paraît particulièrement justifiée, dont entre autres la situation en Iran, en République démocratique du Congo, ou encore au Belarus et dans les territoires palestiniens occupés.
L’importance des procédures spéciales, la lutte contre la pauvreté dans le monde, le droit à l’alimentation et la lutte pour l’abolition universelle de la peine de mort, ont été d’autres sujets que le ministre a également évoqués lors de son intervention.
Communiqué par le ministère des Affaires étrangères
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