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Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé au Conseil "Affaires étrangères" extraordinaire convoqué pour discuter spécifiquement des récents développements concernant le Mali, le 17 janvier 2013 à Bruxelles.
Le Mali était l’unique point à l’ordre du jour de ce Conseil "Affaires étrangères" extraordinaire, convoqué à la demande de la France, qui a lancé une intervention militaire au Mali le 11 janvier 2013, répondant ainsi à l’appel à l’aide lancé par le président Traoré la veille suite à la reprise des combats par les groupes armés qui se dirigeaient alors dangereusement vers le Sud, faisant planer la menace de prendre le contrôle de tout le territoire malien.
Les ministres ont débuté leur session formelle par un échange de vues avec le ministre des Affaires étrangères du Mali, Tiéman Hubert Coulibaly, qui leur a fait un état des lieux de la situation sur le terrain au Mali. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait le point sur l’intervention militaire de la France. Constatant que la crise politique, humanitaire et sécuritaire que traverse le Mali actuellement engendre une situation inacceptable pour le pays et fait peser une grave menace sur la région et sur l'Europe, les ministres des Affaires étrangères ont passé en revue les possibles actions de l’UE en appui au Mali.
Après avoir fait le point sur le soutien financier à apporter à la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), le Conseil a décidé d’accélérer la mise en place de la mission de formation militaire, EUTM Mali, qui aura pour tâches précises de former et conseiller les forces armées maliennes sous le contrôle des autorités civiles légitimes, afin de contribuer à restaurer leur capacité militaire, en vue de leur permettre de mener les opérations de combat visant à rétablir l'intégrité territoriale du pays. Cette mission répond à l'invitation des autorités maliennes et à la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies, dans laquelle les partenaires régionaux et internationaux, y compris l'UE, sont invités à prêter leur appui afin d'améliorer les capacités des forces armées maliennes.
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