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Cher Iztok, chère Mariann,
Concernant le bilan de santé et la première question qui nous est posée, je voudrais d’abord rappeler, qu’à notre avis le bilan de santé ne doit pas constituer une nouvelle réforme en profondeur de la PAC, mais plutôt un ensemble d’adaptations et d’améliorations ponctuelles.
Notre première priorité sera dès lors le respect des compromis politiques négociés pour la durée des perspectives financières actuelles, afin de sauvegarder la crédibilité des pouvoirs publics, et de garantir un environnement stable et prévisible à nos exploitations agricoles.
C’est pour cette raison, que nous sommes opposés au relèvement des taux de la modulation avant 2013, tel que proposé par la Commission.
Ensuite notre deuxième priorité porte sur l’urgence d’une simplification réelle et significative du régime du paiement unique et de l’éco-conditionnalité.
En effet des mesures fortes dans le domaine de la simplification administrative sont indispensables. Les charges administratives pèsent lourdement tant sur les entreprises que sur l’administration et le niveau actuel du coût de la gestion et du contrôle est arrivé à la limite du raisonnable, surtout dans les petits Etats membres. Le Luxembourg et d’autres Etats membres ont d’ailleurs introduit des propositions concrètes de simplifications.
Notre dernière priorité est la mise en place d’une réforme graduelle et flexible du régime des quotas laitiers, aboutissant à leur suppression en 2015, et offrant des mesures d’accompagnement adaptées à la hauteur du défi pendant la phase de transition.
Comme j’ai déjà pu l’exprimer à plusieurs reprises, notre préférence va vers une approche graduelle et multifactorielle, associant une augmentation modérée des quotas laitiers, une adaptation du calcul de la correction en matière grasse, ainsi qu’une action double sur le prélèvement supplémentaire, pour lequel nous préconisons une diminution progressive du taux, mais également la création d’un mécanisme de compensation intracommunautaire des livraisons de lait.
Concernant ce dernier point, je voudrais explicitement soutenir le modèle de compensation proposée par nos collègues allemands.
A notre avis cette approche multiple serait la plus adéquate afin de permettre aux producteurs de répondre à la demande du marché à court terme, tout en se préparant progressivement à la libéralisation de 2015.
Finalement des mesures spécifiques au bénéfice des régions, où la production de lait est primordiale pour la survie de l’activité agricole, devraient également être envisagées, ceci en cohérence avec le modèle européen de l’agriculture.
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