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> home > Salle de presse > Interviews > 2005 > Février 2005 > Le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, au sujet de l'avortement au Luxembourg

Interview
Le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, au sujet de l'avortement au Luxembourg
"Le Jeudi" du 03-02-2005

Vers le niveau supérieur
Le Jeudi: Combien de femmes subissent chaque année une interruption de grossesse?

Mars Di Bartolomeo: Nous ne disposons pas de chiffres fiables à ce sujet. Cela présente certes des inconvénients mais permet aussi une certaine flexibilité.

Le Jeudi: Est-ce là un sujet tabou pour les politiques?

Mars Di Bartolomeo: Ce n'est pas exactement cela... mais c'est un sujet intime et le prix à payer pour avoir le chiffre à la dernière virgule près est peut-être trop élevé.

Le Jeudi: La loi de 1978 sur l'avortement vous semble-t-elle satisfaisante en l'état?

Mars Di Bartolomeo: Elle a le mérite d'exister. Elle donne des possibilités bien définies pour pratiquer l'avortement thérapeutique. Il faut se rendre à l'évidence que pour l'instant il n'existe pas de majorité politique pour changer cette loi et rien n'est prévu à ce sujet dans l'accord gouvernemental.

Le Jeudi: Faute de conventions bilatérales, les interruptions de grossesse réalisées à l'étranger ne sont pas remboursées. Pourquoi?

Mars Di Bartolomeo: Il y a une loi luxembourgeoise qui règle les indications (de I'ITG, ndir). Pour les interruptions de grossesse qui correspondent à ces indications, un remboursement est fait au Luxembourg. On ne peut pas avoir une loi luxembourgeoise qui règle I'ITG et en pratiquer une autre forme à l'étranger.

Avec votre question, ce n'est pas l'interruption thérapeutique que vous visez, c'est l'avortement général. Si les caisses de maladie remboursaient tous les avortements pratiqués à l'étranger, alors la loi ne correspondrait plus à la réalité.

Le Jeudi: La loi actuelle offre de larges possibilités d'interprétation. Elle induit de fait une inégalité entre des patientes qui se retrouvent face à des médecins 'ayant toute latitude de lire le texte de façon plus ou moins personnelle ou libérale...

Mars Di Bartolomeo: Oui.

Le Jeudi: Dans le programme gouvernemental, il est prévu de faciliter l'accès des jeunes à la contraception. Qu'en est-il?

Mars Di Bartolomeo: Nous sommes en train de mener des discussions à ce sujet avec nos partenaires pour garantir l'accès gratuit des jeunes aux préservatifs et à la pilule du lendemain.

Il faut trouver les bons relais pour que cela fonctionne et ne pas en faire une question alibi, mais trouver des solutions viables et efficaces.

Le Jeudi: Envisagez-vous la délivrance gratuite de la pilule contraceptive?

Mars Di Bartolomeo: Ce n'est pas prévu, mais c'est à discuter.



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