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Bertrand Slézak: Jean Asselborn, que vous inspirent les propos tenus par Mahmoud Ahmadinejad?
Jean Asselborn: Je suis navré qu'un type comme lui puisse créer autant de désordre. Même si je comprends la réaction de nos ambassadeurs (NDLR: le Luxembourg était représenté par Jean Feyder), ça ne sert à rien de quitter la conférence onusienne et de laisser le premier rôle à Ahmadinejad. J'aurais préféré que la Présidence tchèque de l'Union européenne prenne la parole et contre les propos du président iranien.
Bertrand Slézak: Fallait-il boycotter cette réunion?
Jean Asselborn: Je reste d'avis que l'Union européenne aurait dû être représentée par le ministre tchèque des Affaires étrangères et non par les ambassadeurs permanents auprès de l'ONU.
Bertrand Slézak: La conférence Durban II est-elle un échec?
Jean Asselborn: Non, il ne faut pas parler d'échec. Si le texte final est respecté, on fera avancer les choses de manière très positive. C'est une aubaine pour la lutte contre le racisme et la xénophobie. Après, j'espère que le discours d'Ahmadinejad ne sera pas déterminant dans ce que l'on retiendra de Durban II.
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