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> home > Salle de presse > Interviews > Mai 2009 > Jean Asselborn au sujet des propos du ministre allemand des Finances Peer Steinbrück sur le Luxembourg

Interview
Jean Asselborn au sujet des propos du ministre allemand des Finances Peer Steinbrück sur le Luxembourg
"Radio Suisse Romande" du 07-05-2009

Vers le niveau supérieur

Jean Asselborn: Les propos qu’il a tenus sont des propos de comptoir. Ce sont, pour nous Luxembourgeois, quelle que soit notre appartenance à une famille politique, des propos inacceptables pour tous les Luxembourgeois. Parce que, comme vous savez, dans l’histoire, la peur et l’angoisse nous ont envahis d’abord par les paroles, dans une certaine époque. Et je pense qu’un millimètre, un petit millimètre d’arrogance des autorités allemandes - un ministre des Finances est quand-même une autorité très hautement placée - contribue à semer des sentiments dont nous réfutons le caractère néfaste.

Mehmet Gültaz: Et c’est ce qui explique le fait que le parlement luxembourgeois ait voté à l’unanimité - quelle que soit, comme vous le disiez, l’appartenance politique - une résolution condamnant les critiques de Peer Steinbrück?

Jean Asselborn: Oui, le parlement a siégé hier. Comme nous sommes dans une période où le parlement sera bientôt dissolu, c’est-à-dire avant les élections, le parlement a donc arrêté, stoppé son travail pour justement voter cette résolution condamnant les paroles, hier, de monsieur Steinbrück. Et puis le président de notre parlement va adresser cette résolution au président du parlement allemand.

Mehmet Gültaz: Vous verrez d’un bon œil, que par exemple le parlement suisse aussi adopte une résolution pour condamner les propos du ministre allemand?

Jean Asselborn: C’est le parlement suisse qui doit prendre ses responsabilités. Je pense que ce serait aussi un geste, un signal très fort pour montrer aux Allemands qu’ils font fausse route, ben, pas aux Allemands, au ministre des Finances allemand, qu’il fait fausse route. Donc, il faut qu’il arrête immédiatement ces propos. Ce n’est pas la première fois qu’il les tient, je me rappelle de cette histoire que vous connaissez mieux que moi encore, parce que ces propos ont concerné votre pays, en ce qui concerne les indiens.

Mais ici au Luxembourg je peux vous dire que maintenant le vase, il est plein. Ça suffit, ça suffit vraiment. Nous étions toujours, depuis la fondation de l’Europe, un des membres les plus actifs pour la réconciliation entre les Français et les Allemands. Il ne faut pas tout foutre en l’air. C’est vraiment assez et je vais parler à mon collègue Steinmeier pour qu’il fasse tout, [interrompu]

Mehmet Gültaz: Ministre allemand des Affaires étrangères.

Jean Asselborn: Parce qu’il a une certaine autorité dans son parti, pour qu’on arrête ces propos.



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